'ELARGIR SA BIENVEILLANCE

RALENTIS RESPIRE TOLÈRE EN TOI ACCUEILLE APPRENDS

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN

Je discutais donc. De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien

ETRE MERE

Je sais que parfois, il est difficile de se vivre comme une mère. De remplir volontiers ses fonctions maternantes, d'écoute, de soutien, d'accompagnement... Je sais.

LIEN MERE-ENFANT

Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

ASSEZ!

Intolérance. Critiques déguisées. Jugements gratuits. Injures et véhémences. Fermeture d’esprit. Rigidité. Égoïsme. Lâcheté. Indifférence.

mercredi 12 avril 2017

RAYON DE SOLEIL


Parfois, on oublie.
Comme le soleil peut réchauffer et apaiser.
C'est quand une épreuve surgit dans votre vie, dure et douloureuse.
Quand votre coeur se refroidit, sans que vous puissiez lutter contre.
Que cette réalité ci, peut vous consoler.

Peu importe, ce qui arrive. A tous, ça nous arrive. Perte, douleur, choix difficile.
Nous la connaissons tous cette souffrance, ce froid dans un coeur qui voudrait juste retrouver sa vie d'avant. Retrouver le bonheur.

Et puis, je suis sortie.
Respirer. Sentir les rayons du soleil sur ma peau.

Au début, je me sentais éblouie, presqu'agressée.
Et peu à peu, sa chaleur m'a gagnée. Mes muscles se sont détendus et j'ai commencé à admirer les jeux de lumières à travers les feuillages d'un vert si éclatant.
Ne plus penser à rien. Vider son esprit et profiter de ce qui est. Ici et maintenant. Le peu qui soit. Le saisir. 

Le soleil, alors.
Au fond, c'est ça aussi qui rend la vie si belle.
C'est qu'elle continue.
Elle continue et le soleil brille.

vendredi 10 février 2017

COUP DE GUEULE


Je ne suis pas une personne très "tactile".
Quand je peux éviter de faire la bise, ou de serrer la main, je m'en passe allègrement.
Les gens qui ouvrent leurs bras, qui me serrent contre leurs cœurs, et bien, ça me met mal à l'aise.
Pourquoi? Et bien, c'est inhabituel pour moi et même si ce n'est pas désagréable, inévitablement, je me raidis.
Oui, je sais, tout cela manque de chaleur...

Pourquoi suis-je ainsi?
Et bien, tout simplement, parce que je n'ai pas appris à recevoir de l'affection de cette manière.
Et puis, les "mauvaises rencontres" existent et vous apprennent à garder vos distances.

Je n'ai pas de souvenir de moments tendres, de câlins avec mes parents.
Je crois que bébé, j'ai du recevoir des caresses, des embrassades.
Mais ensuite....
C'est le vide.
Peut être, est-ce arrivé, mais pas de manière suffisamment répétée pour que ça s'inscrive dans ma mémoire épisodique.
Par contre, les gifles, les fessées, les brimades et punitions, oui.

Je n'en suis pas morte.
Pas comme ce petit garçon, forcé de courir un soir d'hiver, nu avec son slip trempé d'urine pendant des kilomètres... Yanis, adorable enfant de cinq ans, tabassé à coups de poing et de lampe torche jusqu'à en briser la lampe. Et son crâne.

Non, c'est vrai. Je n'en suis pas morte.
On ne m'a pas brisé comme ce petit.

J'ai été aimé.
Mais lui aussi!
Ses parents vous le diraient.

Alors, au nom de cet "amour",  au nom de ce lien affectif parental, on peut faire du mal !?

Je n'ai pas été brisée, mais sérieusement fragilisée.
Si dans ma vie, on m'a agressée plusieurs fois, ce n'est pas un hasard.
Les prédateurs flairent les personnes vulnérables, les personnes "gentilles", ou plutôt "qui n'osent pas s'opposer" parce que le meilleur moyen de ne pas souffrir est de se fondre dans la masse, de se soumettre à celui qui domine et surtout, de se faire oublier.

Je n'en suis pas morte. Et des milliers d'enfants n'en meurent pas.
On ne fait qu'en guérir.
Mais le mal, et bien oui, il a été fait.
Et je ne suis pas la seule à vivre avec les séquelles d'une enfance où amour et violences ordinaires se sont mêlés.

Pourquoi avoir reculé face à cette loi contre la violence éducative ordinaire?
Combien de temps, allons nous laisser planer cette croyance dysfonctionnelle que l'on peut, que l'on doit "corriger" son enfant?
Lui porter atteinte physiquement, pour qu'il apprenne?! L'humilier? L'insulter?

C'est dur d'être parent.
On le sait.
Mais ça pourrait l'être moins,
avec des outils éducatifs transmis à tous,
avec une communauté parentale active, à l'écoute, étayante,
avec des règles claires pour tout le monde : on ne frappe pas un enfant! Point barre.
Une loi est nécessaire pour avancer tous ensemble sur ce chemin. C'est le premier pas.

Voilà, c'est mon coup de gueule de ce jour.
Je dis STOP !
Arrêtons de placer le respect de la vie privée avant le respect des droits de l'enfant.
Ce qu'on appelle "une vie privée" peut être l'enfer d'un enfant et le priver de sa vie.

Combien de temps?
Combien d'autres enfants tués?
Ouvrons les yeux!



Illustration: Pour toi, Yanis, 5 ans. Parce qu'avant de devenir un horrible fait divers : tu étais un petit enfant.

Share

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More