'ELARGIR SA BIENVEILLANCE

RALENTIS RESPIRE TOLÈRE EN TOI ACCUEILLE APPRENDS

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN

Je discutais donc. De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien

ETRE MERE

Je sais que parfois, il est difficile de se vivre comme une mère. De remplir volontiers ses fonctions maternantes, d'écoute, de soutien, d'accompagnement... Je sais.

LIEN MERE-ENFANT

Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

ASSEZ!

Intolérance. Critiques déguisées. Jugements gratuits. Injures et véhémences. Fermeture d’esprit. Rigidité. Égoïsme. Lâcheté. Indifférence.

vendredi 20 mai 2016

UNE VIE AVANT LA VIE






Il y a quelques jours, mon fils a effectué sa petite matinée d'intégration à l'école maternelle.

L'année prochaine, il rentre en petite section.
Il devient grand.
Je l'ai vu faire de grands efforts pour être ce grand garçon, qu'on attend de lui.
Il m'a laissé volontairement sa tétine, son doudou.
Il s'est éloigné et quand je lui ai dit que je partais, il m'a fait un signe de la main, avec le sourire.
A ce moment là, je me suis sentie à la fois admirative, et soulagée.
Il me montrait qu'il était prêt à ce nouveau changement dans sa vie.
Un grand garçon.

Le soir, à l'heure de la douche, mon fils me questionne. Il est dans une grande période de pourquoi.
Par exemple, il est content d'être un garçon. Apparemment, faire pipi debout, le réjouit. Et comme ses soeurs aimeraient bien aussi, mais....( Bon, on sait que c'est différent ;)), il en est d'autant plus satisfait.
Voilà un truc, qu'il peut faire et pas elles!
Par contre, ce qui le réjouit beaucoup moins, c'est cette histoire de lait dans les seins...
Comme il me questionnait sur la différence entre la poitrine de maman, et celle de papa, je lui avais expliqué que les mamans avaient une poitrine gonflée, car elles produisaient du lait pour le bébé.
Pas les papas.
Il était furieux. Lui aussi, voulait des seins qui donnent du lait!

Ce soir là, il me questionne sur les bébés dans le ventre.
Autre déception pour lui, un papa ne peut pas avoir de bébé dans son ventre...
Il me touche le ventre et me dit vouloir retourner dans mon ventre.
Et là, il me regarde et me sort :" Moi, étais bien dans ton ventre, maman."

Une drôle d'émotion m'a saisie le coeur...
Je sentais qu'il me disait là quelque chose d'important.
D'abord, et bien, que grandir, au fond, ça fait peur.
Et puis, que cette vie là, dans le ventre, était bonne.

Je ne lui ai pas dit, que c'était bien ou pas bien de penser cela.
J'ai accueilli ce que j'ai ressenti comme une espèce de nostalgie.
Et je lui ai répondu doucement, que moi, j'ai été heureuse de le voir, de le rencontrer enfin...
La soirée s'est poursuivie tranquillement.

Mais cet échange m'a plongée dans un questionnement existentiel.
On oublie.
On oublie qu'il y a eu cette vie là, avant notre naissance dans ce monde.
Une vie dans un ventre.
Une vie où nous avons connu autre chose que cette réalité.
Nos besoins organiques étaient comblés.
Et c'est étrange de se dire, que nous aurions pu passer ces neuf mois, comme dans un profond sommeil, mais, non, nous avons été éveillés. Nous avons bougé, joué, suçoté. Exploré, ressenti?
N'est ce pas mystérieux?
Nos sens en ont capté quelque chose. Notre cerveau en a inscrit une trace en nous.
Oui, il y a eu cette vie.
Une vie avant la Vie.
Et puis, nous l'avons quitté.
Nous sommes nés.

Et tout ce qui a pu être vécu, a été oublié.

Mais peut être pas tout à fait....
Peut être pas tout à fait.

Illustration: La réponse imprévue de René Magritte, 1932.
 


mardi 10 mai 2016

MENAGE DE PRINTEMPS



J'adore ça.
Me dire que je vais faire de la place, que je vais m'aérer l'existence en secouant une bonne fois pour toute la poussière de ce qui traîne dans ma vie et m'étouffe.

Ouvrir mon armoire et faire un peu le vide dans tout cet inutile, qui s'entasse.

Je me rends compte que la plupart des objets qui m'entourent, sont superflus et ne font qu'encombrer ma vue.
Accepter de se séparer de ces amoncellements de "on ne sait jamais, ça pourrait servir un jour"


Et puis, il y a aussi toutes ces relations qu'on s'impose, et qui nous polluent l'esprit parce que ... "prise de tête".
Vous savez...
 Ces personnes toujours en train de brandir la carte de leur souffrance pour activer chez nous notre empathie, notre désir de les aider, et finalement, on se retrouve pris au piège de leur mal être...
Ils nous pompent notre positivité, notre énergie, et nous nous surprenons à nous préoccuper de ce qui, au fond, n'est pas notre vie, ne sont pas nos choix.

Et ces êtres humains qui se croient obligés de briller, physiquement, intellectuellement, ou socialement, pour prouver aux autres qu'ils ont raison des choix qu'ils font tous les jours, indépendamment de ce que cela peut coûter à leur entourage. Ils s'étonneraient presque d'être admirés! Alors que ce sont leurs demandes incessantes d'être nourris narcissiquement qui amènent tant de "bonnes poires" à se dévouer pour eux. Là aussi, nous finissons par nous surprendre à agir pour eux, de manière irrationnelle, et délétère pour notre propre bien être.

Quand j'en prends conscience, (car on ne s'en rend pas toujours compte, n'est ce pas? ) on croit que c'est normal, que c'est sans doute, notre faute... On pense être maître de nos pensées alors que nous sommes manipulés.
Quand je prends conscience de cet aspect vampirique de certaines relations, alors, oui, je fais le ménage.

Illusions! Illusions!

Mes amis, faîtes attention quand vous sentez un pouvoir d'attraction, au contact de certaines personnes!
Qu'elles vous attirent parce qu'elles brillent ou parce qu'elles pleurent....
Faîtes attention à ne pas plonger dans vos illusions. 
N'oubliez pas.
Les personnes sincères et vraies partagent réellement avec vous.
Elles ne font pas que prendre, elles donnent réellement et sincèrement. Elles ne font pas que remercier, elles s'investissent elles aussi, pour vous.
Au fond, vous n'avez pas à vous sentir attirées par elles, juste à vous sentir bien.
La réalité est là.
Dans ce vécu de bien être.

Comme dans une maison nettoyée et rangée. Où les objets sont là pour l'embellir et vous être utile. Pas pour vous encombrer.

Oui, j'adore ça.
Le ménage de printemps.

Faire le tri dans ma vie.
Revenir à l'essentiel. 
Et me dire que ce que je libère de place en terme de temps, d'énergie, sera là pour des personnes qui, je l'espère, m'aimeront moi, et pas ce que je leur donnerai.



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