'ELARGIR SA BIENVEILLANCE

RALENTIS RESPIRE TOLÈRE EN TOI ACCUEILLE APPRENDS

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN

Je discutais donc. De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien

ETRE MERE

Je sais que parfois, il est difficile de se vivre comme une mère. De remplir volontiers ses fonctions maternantes, d'écoute, de soutien, d'accompagnement... Je sais.

LIEN MERE-ENFANT

Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

ASSEZ!

Intolérance. Critiques déguisées. Jugements gratuits. Injures et véhémences. Fermeture d’esprit. Rigidité. Égoïsme. Lâcheté. Indifférence.

vendredi 29 avril 2016

ASTUCES POUR SURMONTER LE STRESS CHEZ L'ENFANT


Tout être humain porte profondément en lui une impulsion de Vie.
Chez l'enfant, cette impulsion se manifeste notamment dans le fait de grandir, d'évoluer, d'expérimenter.
L'enfant ne cesse d'apprendre, et en a fondamentalement besoin.
Mais, au cours de ses processus d'apprentissage, l'enfant peut être soumis au stress.

Une définition possible du stress est de le considérer comme une réaction biologique, émotionnelle, cognitive en lien avec notre faculté d'adaptation. Cette réaction peut se déclencher aussi bien face à une situation réelle que face à une situation imaginaire.

Il existerait deux sortes de stress:
- Le stress dit "positif": ce sont les défis, les motivations. Les apprentissages sont alors possibles.
- Le stress dit "négatif": ce sont les ressentis d'incapacité, d'impossibilité. Ce stress là nous empêche de réagir de manière positive.

Le stress "positif "est source d'évolution, alors que le stress "négatif "peut bloquer notre processus d'apprentissage.

Vous le comprenez: nous avons besoin du stress pour évoluer, pour nous adapter aux situations nouvelles. C'est un formidable outil pour notre espèce, car le stress nous pousse à nous dépasser.

Mais quand ce stress est "négatif", nous pouvons nous sentir attaqué par la situation... Et nous effondrer.

Nous réagissons généralement selon trois modes:
- Soit nous nous mettons en mode "alarme", et nous attaquons ( colère), ou nous fuyons ( peur)
- Soit nous nous mettons en mode "vigilance" et nous subissons la situation, en nous absentant temporairement, nous passons un peu en mode "survie"
- Soit nous nous mettons en mode " stress chronique" et là, nous nous épuisons, jusqu'au "burn out", crises d'angoisses, troubles dépressifs, maladies psychosomatiques...

L'enfant est tout aussi susceptible que nous de vivre un stress dit "négatif ".
Nous pouvons lui apprendre à vivre son temps d'apprentissage de manière positive,( ce sera l'objet d'un autre article).
Mais, gardons bien à l'esprit que ce stress peut naître de situations réelles, comme de situations imaginaires.
En gros, nous aurons beau créer des conditions favorables, l'enfant peut à tout moment vivre un stress dit "négatif". Parce que dans son esprit, il le vivra négativement. Par exemple, ce stress peut naître s'il se dit qu'il n'y arrivera pas, ou s'il se fait un film dans sa tête sur la situation la voyant beaucoup plus menaçante et insurmontable qu'elle ne l'est en réalité.

Ce que pouvons faire alors, c'est l'aider à surmonter ce stress qui le gagne:
Comment?
Voici trois petites astuces qui peuvent l'aider:

- BOIRE DE L'EAU
- RESPIRER
- BOUGER

BOIRE DE L'EAU

Notre corps est composé pour, environ, 90 % d'eau. Sa fonction principale est que les "choses" circulent. Nutriments, oxygène, globules, mais aussi informations, hormones,...
Sous stress, le corps consomme de l'eau, du coup, "ça" circule moins bien...
Le corps perd sa fluidité de conduction des informations. Le stress est alors entretenu.
Si on boit un peu d'eau, de l'eau naturelle, plate, nous contribuons à une remise en circulation. Nous aidons ainsi à ce que "ça " se reconnecte dans notre corps.

RESPIRER

Respirer contribue à l'oxygénation de notre corps et de nos cellules.
Nous pouvons apaiser nos émotions en reliant les trois étages que sont le mental, l'émotionnel et le physique. Par cette attention portée au souffle.
Pour s'apaiser, il convient d'expirer plus que d'inspirer.
3-2-5-2 secondes
Inspiration: 3 secondes
Apné en haut: 2 secondes
Expiration: 5 secondes
Apné en bas: 2 secondes
Et on recommence
C'est le rythme naturel. L'inspire redonne de l'énergie. L'expire relâche.

BOUGER

C'est la peur souvent qui empêche l'action, le mouvement, l'expérimentation.
Le mouvement serait donc un "anti-peur".
Il convient alors de remettre l'enfant dans le mouvement d'essayer, d'expérimenter
Exemples de mouvement à proposer:
-Soit des exercices d'étirement, qui ouvrent la cage thoracique. Avec les bras, par exemple.
-Soit des mouvements croisés, qui raccordent les deux hémisphères de notre cerveau et relance ainsi ensemble notre processus de décodage et celui de compréhension.
Un exemple de mouvement croisé: debout. Joindre coude droit et genou gauche.( on lève son genou tout en baissant son coude) Reposer. Joindre coude gauche et genou droit. Reposer. Et ainsi de suite, plusieurs fois.


Ces exercices sont efficaces, s'ils sont expliqués et appris en amont. N'attendez pas que votre enfant soit stressé pour les lui proposer. Faîtes les faire régulièrement, afin que cela devienne une habilité. Quand il sent le stress le gagner, votre enfant doit penser au corps, revenir à son intériorité corporelle dans l'ici et maintenant. C'est en amenant son attention à son corps qu'il pourra reprendre le contrôle et s'apaiser. C'est ainsi qu'il ne partira ni dans les ruminations cognitives négatives, ni dans un trop plein émotionnel, ni dans une agitation motrice incontrôlable.
Voilà.
Tout ce que je viens de partager avec vous, provient d'une conférence donnée par une psychomotricienne qui applique ces méthodes à des classes de maternelles et de primaires.
Espérant que cela vous aidera, comme cela m'a aidé ;)

samedi 16 avril 2016

SOURIRE AU PRINTEMPS


Je me lève en douceur.
Tout doucement, pour ne pas les réveiller.
Dans la pénombre de la maison, je fais craquer une allumette.
Légère lueur.
Une bougie s'anime et.
Je laisse la gratitude m'envelopper.
J'ouvre une fenêtre.
Je m'agenouille doucement. 
Mon front rencontre le sol.
Je ferme les yeux.

Je les entends qui chantent. Leurs mélodies ne s'entrechoquent pas, elles se répondent.
J'hume dans l'air du matin ces parfums enivrants, ceux des fleurs à peine écloses.
La lumière est étrange, pâle et délicate, perçant les dernières ombres des brumes moroses.

On résume tout ce qui se passe autour de nous à ce simple mot: le printemps.
Le renouveau s'installe. Pas à pas.
Et chaque fois, mes sens s'éveillent.
Mon coeur se gonfle de reconnaissance, pour ces arbres qui se réveillent, ces êtres vivants qui vont bientôt naître.
Cette vie à foison.
A foison.
Qui nourrit
Soigne
Nous donne tant...

Tout à l'heure, mes enfants et mon mari se réveilleront.
Tout à l'heure, je reprendrai mon rôle de mère, d'épouse, de femme.

Cet instant est tout ce que j'ai.
Pour remercier.
Agenouillée et solitaire.
Je respire. je souris. Je pleure aussi.

Je souris à cette vie qu'il m'est donné de découvrir, d'accueillir dans mon âme et qui me change inexorablement.

Je souris à ces êtres humains inestimables qu'il m'est donné d'aimer, ceux qui illuminent mon quotidien et ceux plus lointains qui nourrissent mon coeur.

Je souris à ces hasards heureux, ces rencontres fraternelles qui comblent mon besoin de lien, et m'aident à suivre mon chemin.

Je souris à cette douceur dans l'amour, qui apaise les tempêtes et surmonte les difficultés.

Mes larmes sont plus amères.
Elles naissent de toutes ces laideurs humaines que nous portons et qui nous empêchent de nous rendre la vie mutuellement chaleureuse et belle...

Peut être qu'à ce même instant, d'autres âmes prient et remercient.
Peut être que certaines crient.
Cris de douleur. De haine. De désespoir.

C'est dur, d'y penser.

Je veux croire, qu'un jour, l'apprentissage de la bienveillance sera au coeur de notre raison de vivre.
Que nos petites victoires sur la violence, aideront les parents à venir. Que ce soit plus facile pour eux, d'accompagner leurs enfants avec tolérance et patience.
Que ce ne soit plus un chemin qui fasse peur, qui semble dangereux, mais une simple évidence pleine de bon sens.
Je veux croire que nous ne dépenserons plus tant d'énergies à ne pas faire du mal, mais plutôt à nous améliorer dans le bien.
Exprimer toute notre créativité humaine à mieux aimer nos frères, notre Terre.

Parfois, cette vision d'un monde meilleur, bienveillant, responsable, sans violence, gagne mon coeur.
J'y puise la force de continuer.
De persévérer, malgré mes loupés.
Agir. Au mieux.
Me remettre en question.
Chercher à en faire des habitudes de vie.
Et peu à peu, modifier mon mode de communication, de relation...

Au fond,
C'est un printemps à préparer
Aimer. Construire. Embellir.

Dans cette lumière pâle et délicate,
Je respire profondément.
Je relève la tête, j'essuie mes larmes
Et je souris au printemps.

Il me montre l'exemple.
Peut être n'en verrais-je pas les fruits?
Mais je continuerais de semer.

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