'ELARGIR SA BIENVEILLANCE

RALENTIS RESPIRE TOLÈRE EN TOI ACCUEILLE APPRENDS

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN

Je discutais donc. De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien

ETRE MERE

Je sais que parfois, il est difficile de se vivre comme une mère. De remplir volontiers ses fonctions maternantes, d'écoute, de soutien, d'accompagnement... Je sais.

LIEN MERE-ENFANT

Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

ASSEZ!

Intolérance. Critiques déguisées. Jugements gratuits. Injures et véhémences. Fermeture d’esprit. Rigidité. Égoïsme. Lâcheté. Indifférence.

mercredi 26 août 2015

AU MOMENT OÙ J'ECRIS....


Au moment où j'écris, je ne pense pas à ce que j'ai pu dire avant.
Je cherche à être en accord avec ce qui m'habite à l'instant présent.
Énoncé ainsi, cela peut sembler facile, mais en vérité, l'esprit passe par bien des détours pour ne pas affronter la réalité.
Et cette réalité, quelle est elle?
Quelle distance existe t'il entre ce que je suis et ce que je voudrais être?
Celle de l'océan de mes défaillances, de mes faiblesses, de mes "pas de côté"...
Au moment où j'écris, j'essaie de devenir cet observateur, attentif à ce qui se passe en moi.
Et à en tirer du positif. 

Par exemple, ce matin,  mon être savoure la lumière dorée de cette fin d'été, cet air si doux..
Mes enfants jouent seuls dans le jardin, avec des bouts de bois et des feuilles.
Je m'attendris car ils semblent m'imiter, " Cherise, est ce que tu crois que ...?".
Ces semaines, ensemble, leur ont fait du bien.
Ils se lèvent le matin, avec le sourire. Ils mangent avec appétit et la journée se passe dans les rires, les petites chamailleries, les histoires qu'ils aiment inventer et se raconter. 
Je les vois s'aimer, apprendre à se respecter, à s'écouter.
Je les vois grandir et s'épanouir.
Profiter de leur vie.
Voilà ce que contient cet instant.
De la Vie.
Dans le mouvement et les cris.
Dans les pleurs et les rires.
Dans la bienveillance.
Alors quand on me demande comment se passent ces journées d'été avec eux... Que j'entends: " tout le temps avec tes enfants, ça ne doit pas être facile..."
Je concède.
Oui, c'est vrai, que j'aimerais avoir du temps pour moi... Pour mes projets, pour mon travail.
Oui, c'est vrai, parfois, je suis fatiguée, lasse, de ne faire QUE m'occuper d'eux.
Je conforte l'autre dans cette idée qu'élever mes enfants, c'est dur pour moi.
Et c'est vrai, c'est dur...
Mais pas seulement.
Ce que je dis n'est qu'une toute petite partie de ce que je vis au quotidien.
En réalité, si je regarde bien dans mon coeur, ce que je vois s'y inscrire, c'est du bien être en leur compagnie et de l'accomplissement personnel.
Vivre au quotidien avec eux m'épanouit.
Je profite de leur amour, de leur joie de vivre, de leur tendresse enfantine.
Je savoure mon rôle de mère. Je  les vois m'écouter, m'imiter, suivre mes conseils.
Je souffre aussi dans mon rôle de mère. J'essaie de gérer leur sensibilité, leur immaturité, leur crise,...
Seulement, souffrir n'est pas forcément mal.
Souffrir peut être une occasion de changer.
C'est désagréable de sortir régulièrement et sans préparation de sa zone de confort.
Mes enfants me poussent à cela. 
Me remettre en question.
Ils me secouent intérieurement. Ils m'obligent à regarder la réalité en face.
Ils m'offrent toutes ces petites occasions de me dépasser.
Parfois, je plonge dans mes automatismes et j'en sors invariablement triste et en colère contre moi-même...
Parfois, je réussis à répondre en accord avec ce que je veux être et je sens un tel  bien être m'envahir!
Je me découvre des ressources. Et j'ai envie de capter ces instants où je peux faire mieux qu'avant.
Vivre pleinement ses émotions, même, celles qui font mal.
Réparer par petites touches
Prendre du recul par rapport à ses erreurs, sans pour autant se reposer sur ses acquis.
J'ai choisi mon chemin.
Je sais qu'il va me falloir des années de travail.
Que je ne fais que commencer.
Mes enfants grandiront.
Et je comprends que je vais grandir avec eux.
Que je peux m'améliorer grâce à eux.
Alors, oui, c'est dur, c'est un pan de ma réalité...
Mais c'est aussi merveilleux.

Ce que j'écris à cet instant, c'est ce que beaucoup de mères vivent partout dans ce monde.

Penser à elles me donne de la force pour avancer.
Dans nos foyers, nous construisons la génération suivante.
Nous sommes des gouttes d'eau.
Qui, une à une, distillons un peu de bienveillance dans ce grand monde.
Nous faisons de notre mieux.
Et, oui, c'est un pari...
Pour demain.

Illustration: Henri Lebasque "Femme écrivant"

vendredi 21 août 2015

SILENCE


Le silence...
Il me semble parfois qu'il m'enveloppe.
Quand certaines nuits, le sommeil me fuit..

Plus rien ne me sollicite.
.
Et si les ombres s'élèvent 
Pour nous coller à l'âme....
Que deviennent nos rêves? 

L'automne chasse déjà un été de plus..
Sous mes pieds nus, la terre s'effrite...
Ton écorce craquelle et contre ton bois, mon être respire.
Respire. 
Où es tu?

Au fond, avec la nuit, mon âme sent venir le froid. 
Mon corps frissonne. 
Oui, j'ai peur. 
A toi, je le confesse.
Je ne me sens pas assez forte. 

Il reste cette part en moi qui craint l'abandon, le rejet, la souffrance...
Cette part en moi qui voudrait se protéger. Résister.
Qui se recroqueville sur ce qu'elle croit posséder..,
Revêtir un manteau de conformité. 
Et un bonnet d'ignorance. 
Je crois...
Cette part là, reste.  

La nuit, 
Ma raison vascille... s'effondre
Et le monde continue sa danse aveugle...
Dans ce silence, mes failles affleurent..
J'écoute leurs pas lents.
Je ne dors pas. 
Tant de peurs m'embrassent.  

Au coeur de cette nuit si pâle...
Je tremble...



samedi 8 août 2015

AT HOME



Je tourne la clé lentement... Comme à chaque fois, je retarde le moment d'ouvrir la porte.
Tous ces jours loin d'elle, et il me semble ne plus connaître ses murs...
Home, sweet home...
La porte résiste un peu, et finalement cède.
J'entre, hésitante.
Un sentiment d'étrangeté me submerge. Il se mêle au familier.
Ici, se trouvent les meubles, les objets qui composent mon foyer...
Pourtant, je dois refaire connaissance avec les lieux.
Je pose valises et enfants.
Et silencieuse, j'entre dans chaque pièce. Fraîcheur et ombre.
Odeur d'absence, d'enfermement. .
Très vite, j'éprouve ce besoin d'ouvrir les portes, les fenêtres.
Mes mains tâtonnent, soulèvent des poignées, des loquets.
Laissent entrer lumière et grand air.
La maison semble inerte.
Je lui offre ma présence attentive. Je la touche. Mes doigts s'attardent aux chambranles de ses portes.
Mon regard s'abandonne aux ombres de ses plafonds.
J'entends le silence de chaque pièce et je tente de l'apprivoiser.
Je finis par m'asseoir et laisser mes pensées librement parler le long de ses murs.
Est ce du bonheur de rentrer chez soi?
Mais est ce toujours chez moi?
Tous ces jouets... Et cette poussière... ces papiers...Dans quel état t'ai je laissé, ma vieille demeure?...
Je vais devoir te laver, trier, ranger, jeter.
Ici, gisent trop de traces inutiles du passé. Faire de la place à l'année à venir.
Libérer de l'espace.
Tu m'attendais pour reprendre des couleurs. Pour reprendre vie, n'est ce pas?
Maintenant, je suis là.
Vieille chaumière...
Je te ramène mes carillons enfantins, des coquillages et du miel pour l'hiver.
Les abeilles disparaissent de nos terres, vois-tu...
Sage chaumière...
Ici, je ne vois plus les étoiles...
Mais je respire encore les arbres.

Ici, je construis ma vie.
At Home. 

Illustration: Le petit Prince, A. de St Exupéry, " L'avenir, tu n'as pas à le prévoir, mais à le permettre"

mercredi 5 août 2015

PULSATION





Pulse ce sang dans chacune de mes veines
Ce flux étrange nourrit tout mon être...
Nuit et jour,
Il court à travers le monde

Il ondule et vibre tout autour et en nous
Sentez-vous ce vent?
Comment ne pas être conquis par ce chant éternel?
En vibrations aussi douces que mystérieuses
Le grand battement de Vie semble expérimenter l'Univers,
Dans nos formes particulières...

Est ce fou de le concevoir?

La pulsation t'habite.
Tu vis avec elle.
Entre continuité et disparition
Elle te parle avec délicatesse
Ecoute! 
Et n'aies pas peur...

Dans ton coeur
Dans tes membres

Fougueuse et légère,
Danse
Cette immensité du peu...



 Illustration: Oeuvre d'Isa Barbier

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