'ELARGIR SA BIENVEILLANCE

RALENTIS RESPIRE TOLÈRE EN TOI ACCUEILLE APPRENDS

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN

Je discutais donc. De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien

ETRE MERE

Je sais que parfois, il est difficile de se vivre comme une mère. De remplir volontiers ses fonctions maternantes, d'écoute, de soutien, d'accompagnement... Je sais.

LIEN MERE-ENFANT

Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

ASSEZ!

Intolérance. Critiques déguisées. Jugements gratuits. Injures et véhémences. Fermeture d’esprit. Rigidité. Égoïsme. Lâcheté. Indifférence.

vendredi 29 mai 2015

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN



Il y a quelques temps, je discutais avec un vieil ami.
Un sage ami.
Face à face apaisant. Étrange aussi.
Mais avec lui, il en est ainsi.

Je discutais donc.
De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien.

Par exemple,

Si j'ai tendance à voir le verre à moitié vide, c’est-à-dire appréhender en premier, les difficultés, les mauvaises nouvelles, bref les choses négatives, il y a de fortes chances pour que je me sente mal, et que mon regard apprenne à capter avant tout, ce qui participe à rendre les jours qui viennent, pénibles... Et tel un engrenage, les émotions déplaisantes, comme la tristesse, la peur qui me traverseront, prendront une ampleur significative...

A l'inverse, si je porte une attention plus soutenue sur le bon, le bien et le beau, autrement dit le verre à moitié plein, il y a de fortes chances pour que cette même période se transforme positivement.
Une personne optimiste a tendance à voir « le bon côté des choses », à penser du bien des gens, à considérer que des événements, même fâcheux, prendront quoi qu’il arrive une tournure positive puisque de chaque expérience, on apprend. Alors, dans les petits "riens" du quotidien, l'optimiste trouvera des motifs d'émerveillement, des raisons d'espérer. Il sait s'arrêter sur les émotions agréables qui le traversent et s'en nourrir.

Est ce que cela signifie, que l'optimiste ne voit pas les aspects négatifs? Bien sûr que non. Il les voit aussi. Lui aussi connaît peine et souffrance. Il n'oublie pas que le verre n'est qu'à moitié plein. Mais, il choisit de se concentrer sur ce qui est déjà dans le verre. Ce qui le comble, plutôt que ce qui lui manque. Il choisit de se sentir reconnaissant pour ce qui est déjà là. Dans l'ici et maintenant.
C'est un entrainement de l'esprit quotidien. Routinier. Jusqu'à devenir un art de vie.

Belle image, n'est ce pas, celle du verre à moitié plein!
Belle image, oui.

Et maintenant, cette  question: à quoi peut servir ce verre?

Si ce verre ne sert à rien. Si tu n'en fais rien..
Ne deviendra t'il pas un fardeau?
A quoi sert-il de porter un verre d'eau?


Choisir de voir le verre à moitié plein, c'est un peu se concentrer sur ce qui le remplit... Sur ce qui est reçu dans l'ici et maintenant.
Mais tu peux aussi choisir d'utiliser ce que tu as reçu. D'en faire quelque chose.
A quoi peut servir un verre d'eau?
N'existe-t'il pas des soifs à étancher ?

Ta soif, bien sûr.
Abreuves-toi de tout ce qui peut te combler, de ce que chaque jour t'offre d'opportunités de bonheur.
Profites de la vie! Savoures-la! Ne te contentes pas de la contempler, mais bois ce que tu as d'eau dans ton verre! Laisse ce qu'il y a de bon dans la vie t'habiter, te changer.

Jusqu'à ce que tu ressentes ce besoin d'offrir ton verre aux autres.
De donner à boire.Partager.
Car la part que tu donnes, ne t'est en aucun cas retirée.
La part que tu donnes avec amour se multiplie.
Elle comble l'autre, et te comble par empathie .

Tu peux être heureux de ce que tu reçois de bon dans cette vie, ET tu peux être heureux de ce que tu donnes de bon dans cette vie.

C'est ce qu'on appelle un cercle vertueux.


Ce midi, j'ai levé mon regard. Un halo solaire éclairait le ciel parisien. Lumière superbe diffractée par des milliers de cristaux de glaces. A des kilomètres au dessus de ma tête.
J'ai pensé à tous ces êtres humains qui ont cette chance de vivre, de pouvoir contempler ce phénomène, juste là... Au dessus de leur tête....
Pouvoir s'émerveiller d'un arc en ciel circulaire, tel le mouvement incessant de la Vie. Et en son centre, cet astre immobile, ce point de conscience éveillé.
Oui. Tout est là. En équilibre parfait.
A nous de savoir nous arrêter pour le contempler.
A nous de ressentir ce besoin formidable de le partager
Et reprendre tranquillement notre route.
Continuer.

lundi 18 mai 2015

PARDONNER A SA MERE





Ce matin, ma fille ( 5 ans) terminait d'écrire ses cartes d'invitation pour son anniversaire.
Elle me montre le résultat et je la gronde. En criant.
Parce qu'elle ne s'est pas appliquée à écrire droit, comme je l'aurais souhaité.
Parce que la maman de la petite fille invitée est institutrice, et donc attentive à ce détail.
Parce que je veux faire bonne "impression" et que cela passe par l'écriture de ma fille.
Parce que je viens de passer dix minutes à supporter les chamailleries de ses frères et soeurs et que mon réservoir de patience et de bienveillance s'est vidé.
Parce que c'est le lundi matin, je suis mal réveillée, je n'ai pas encore bu mon café, et que "rien" ne va....
Bref.
Plein de mauvaises raisons, donc, pour tenter de justifier que: je crie sur ma fille un lundi matin ...
Je crie sur elle, pour un détail.
Et mon mari ne manque pas de me le faire remarquer.
C'est de bonne guerre, pour toutes les fois où je le fais aussi.

- Tous tes efforts d'éducation positive, réduits à néant, ce matin. Tu cries.
Touchée en plein mille!!
- Je ne criais pas ...
Bravo la mauvaise foi.
Parfois, on ne se rend pas compte. Ni de ce que l'on dit, ni de comment on le dit à nos enfants...
Première étape: reconnaître son tord.
Ok. Je criais. Et je la critiquais.
Elle me montre le reste.
Elle s'est appliquée. Je la complimente.
Mais, le remords est là.
Alors, avant de la laisser partir, je la câline, et d'une voix radoucie, je m'excuse un peu.
- Maman n'a pas pris son café ce matin. Je n'aurais pas du te crier dessus ainsi, je le reconnais.
Passe une bonne journée ma puce.
Deuxième étape: Se réconcilier. Un bon câlin. ( "C'est bon pour le coeur", comme dirait ma cadette)

Ils partent. Et je me retrouve avec une colère formidable contre moi-même.
Tous ces bouquins, que tu lis, tous ces efforts que tu fais, à quoi bon?
Tu n'y arrives pas...
Je me sens découragée.
Pourquoi est ce si dur?
Peut-être ne suis je pas faîte pour être mère?
A quoi ça me sert d'avoir passé toutes ces années à étudier la psychologie de l'enfant, j'ai l'impression de ne rien avoir intégré, de me retrouver à reproduire indéfiniment les mêmes schémas, malgré mes efforts, mes remises en question, comme si une terrible malédiction s'était abattue sur moi ...
Engluée. Je me sens engluée dans l'autoritarisme.
Je m'accroupis et je soupire.
Combien de fois suis-je une bonne mère par jour et combien de fois suis-je une mauvaise mère par jour? ....
Et par semaine?
Par an?
Pour toute leur enfance ?....
Je me sens vaciller.
Écrasée par l'angoisse de l'avenir de mes enfants.
J'ai vu les études qui démontrent scientifiquement que crier sur, dévaloriser son enfant peut engendrer une mauvaise estime de soi.
Pourtant, c'est ce que je viens de faire ce matin.
Encore une fois.

C'est alors, que je me suis rappelée une conversation avec une amie.

Suite à une conférence de Catherine Gueguen sur son bouquin "Pour une enfance heureuse", elle se sentait bouleversée, s'en voulant pour toutes les fois où elle n'avait pas été bienveillante avec ses enfants.
Culpabilité, quand tu nous tiens....
Je l'avais apaisée:

- Prends du recul par rapport à tout ça. Ce sont des théories. Et comme toute théorie, elles ne s'appliquent pas à la lettre. Être parent demande du "sur mesure". Tu sais vers quoi tu veux aller. Et c'est, je pense ce qui est le mieux pour nos enfants, mais ce ne sera jamais un objectif atteint une bonne fois pour toute. C'est un cap. Et c'est au fur et à mesure que l'on va y arriver. Et même quand on y arrivera, il y aura encore des moments où on échouera. En vérité, ce n'est pas grave. Heureusement, pour nos enfants, on n'est pas parfait!

Finalement, je me rends compte que je suis de meilleur conseil pour les autres que pour moi-même.
Je le sais, que mes enfants se construisent aussi sur nos failles. Que ce que je vis comme un échec est peut-être un détail pour ma fille et qu'à contrario, là où je relativiserai, elle le vivra, elle, comme une véritable défaillance de ma part. Je le sais.
Alors, quoi?
Tout simplement, j'ai beau le savoir. Je veux quand même être cette mère parfaite.
Voilà pourquoi, chaque "loupé" devient douloureux.
Je veux être une mère parfaite.
Parce que je veux que ça existe.
Parce qu'ainsi, je pourrais continuer à en vouloir à ma mère de ne pas l'avoir été.
De ne pas l'être.

Prise de conscience.
Engluée, je le suis.
Engluée dans ma rancune.
J'ai beau le vouloir de toutes mes forces, j'ai beau me répéter que tout le travail de deuil de la "mère idéale" est fait.
Je me retrouve à ce point essentiel.
Pardonner.

Temps que je ne pardonnerais pas à ma mère ses failles, je n'arriverais pas à accepter les miennes.
Et je resterais dans cette souffrance qu'engendre le désir de perfection.
Je veux être une meilleure mère. Pas une mère parfaite.
Mais, au fond, si je suis honnête avec moi-même...
Je veux être une mère parfaite.
Pour de mauvaises raisons, là aussi,c'est indéniable.
Pour montrer à ma mère, tout ce qu'elle n'a pas été.
Pour me venger.

Et c'est à ce niveau que je dois maintenant, lâcher prise.
La petite fille que j'ai été, doit pardonner.
La femme que je suis devenu, doit pardonner.
Je dois te pardonner, maman.
Vraiment. Totalement.
Comme un jour, ma propre fille me pardonnera.
Oui, un jour...
Je l'espère.

Illustration: Sculpture de Martin Hudáčeka, Slovaquie, Octobre 2014.

lundi 4 mai 2015

PAROLES D'ENFANTS 2/


A l'arrêt de bus.
Journée printanière. Ma fille assise à côté de moi, me voit froncer les sourcils après un coup de fil un peu exaspérant. Elle se tourne vers moi et m'ouvre ses bras.
- Un câlin, maman! 
Je m'exécute volontiers, pensant répondre à son besoin d'affection. 
Mais dans mes bras, elle me glisse gentiment. 
- Voilà, maman... C'est bon pour ton cœur. 
Je l'ai regardée interloquée. 
- Qui t'a dit cela? 
- Je me le suis dit toute seule.  

... Comme ils sont bons ces retours d'amour de nos enfants!...

A l'arrêt de bus. Journée de soleil.
Ce sont ces instants là que mon coeur cueille. 
À foison. 

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