'ELARGIR SA BIENVEILLANCE

RALENTIS RESPIRE TOLÈRE EN TOI ACCUEILLE APPRENDS

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN

Je discutais donc. De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien

ETRE MERE

Je sais que parfois, il est difficile de se vivre comme une mère. De remplir volontiers ses fonctions maternantes, d'écoute, de soutien, d'accompagnement... Je sais.

LIEN MERE-ENFANT

Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

ASSEZ!

Intolérance. Critiques déguisées. Jugements gratuits. Injures et véhémences. Fermeture d’esprit. Rigidité. Égoïsme. Lâcheté. Indifférence.

mardi 30 décembre 2014

LA LISTE DE MES JOIES


Après la liste de nos envies, de nos "en Vie" qui motive et nous oriente dans nos désirs et nos aspirations à être et à faire, 
Attardons-nous un peu du côté de la liste de nos joies.

Pourquoi?

Parce que notre mémoire ne nous sert pas qu'à nous faire du mal... 
Croyez-vous qu'il soit si négatif de passer du temps dans ses souvenirs?
Tourner franchement le dos à son passé est il une bonne chose?
Je ne le pense pas...
Si les personnes d'un grand âge aiment à évoquer leurs souvenirs, c'est parce que cela leur procure aussi du bonheur, de la joie... 
Le savez-vous? En vieillissant, nos émotions s'émoussent... C'est inexorable...
Rappeler nos événements vécus, c'est réactiver aussi les émotions qui y sont liées. 
Pourquoi?
La saveur même de notre existence, c'est de pouvoir éprouver des émotions
Et n'oubliez pas que nous sommes des êtres vivants avec une forte potentialité au changement. 
Nous pouvons tout à fait guider notre regard et ainsi modifier notre manière de vivre.
Établir une liste de nos joie peut nous y aider.

C'est un exercice orienté qui consiste à plonger dans nos souvenirs pour y dénicher nos pépites d'or. Certaines pépites sont tellement grosses qu'il est facile de les saisir, mais d'autres demandent un peu plus de travail ...

comment procéder?

Et bien, peut-être en choisissant un système de classification.

Tout d'abord, nos grosses "pépites", nos joies uniques, celles qu'il est facile d'évoquer:

Le souvenir de nos "premières fois": le jour de notre mariage, le jour de la naissance de nos enfant, le jour où nous avons dit "je t'aime" pour la première fois , le jour d'une réussite scolaire, professionnelle, ...

Le souvenir d'instants exceptionnels, "hors du temps" : comme avoir assisté à tel événement, avoir vécu un moment "fort" ( voir une tornade, se baigner dans un lagon avec des tortues de mer, un échange de serments, une danse sous la pluie sur les toits de Paris, ...)

Puis, nos petites pépites, nos joies "ordinaires" : 

nos derniers fous rire, éclats de rire
nos souvenirs d'enfance heureux ( le chocolat chaud du goûter, les jeux avec votre amie...), 
nos souvenirs amoureux agréables ( nos promesses, nos voyages, nos échappées, nos bains,...), 
nos souvenirs d'amitiés, de partage, de "délire"avec des proches, des gens que l'on aime, ou que l'on a aimé, ( nos fêtes, nos expéditions burlesques, nos chansons à tue-tête, nos sorties improvisées, ...),  
nos souvenirs de joies sensorielles ( le chocolat sous la langue, un repas gastronomique, un opéra, un concert, un massage, des ébats,...) ,
nos souvenirs de joies intellectuelles (un roman, un essai, l'acquisition d'un savoir, ...),
nos souvenirs de joies solitaires, banales, ou inavouables ( le pot de nutella en pleine nuit, un paysage splendide, les ronronnements d'un chat, les gouttes de pluie sur son visage, l'herbe sous les pieds nus, un roman ou un film à l'eau de rose, un sketch comique...)


L'intérêt de lister ses joies, est de les rendre présentes à notre esprit, vivantes, concrètes. 
Y penser à nouveau va vous rendre heureux.
Peut-être même ressentirez-vous de la gratitude pour cette vie qui vous permet de vivre autant de moments de joies et peut-être aussi, cela va vous faire prendre conscience de l'importance de certaines personnes, de certains choix, de certains actes, paroles, mots dans votre vie qui vous aident à être heureux, parce qu'ils vous procurent de la joie.
 
Vous verrez qu'au début, trouver des instants de joie sera un peu contraignant et même difficile... 

Est ce que pour ce souvenir, je peux qualifier ce moment de joyeux?
Dîtes-vous bien, que les moments de joie "pure", n'existent pas... A chaque instant de joie, d'autres émotions, d'autres ressentis, y seront associés, comme la peur, la fatigue, l'ennui, la tristesse, la douleur, ... Mais à cet instant, si le sentiment de joie était présent, dominait ou pas, et bien, oui, c'était un moment joyeux.

Au fur et à mesure que vous vous soumettrez à l'exercice, vous entraînerez votre esprit à se focaliser sur les moments de joie de votre existence.

L'objectif étant ensuite, de rechercher aussi dans votre présent, vos instants de joies, et plus difficiles encore, vos possibilités de joie!
Car certains moments de joie vous arrivent "tout prêts" et il est alors facile d'y plonger et de les savourer.
Mais d'autres moments, ne sont qu'à l'état d'ébauche, de "possibilité" latente et c'est alors à nous de choisir d'en faire ou non un instant de joie.
Quand je fais la vaisselle, est ce que je peux à ce moment éprouver de la joie? L'eau chaude sur mes mains, la mousse, le plaisir de laver...
Quand je rencontre telle personne, est ce que je peux en faire un moment de joie partagée?
Quand la personne que j'aime rentre épuisée, est ce que je peux lui procurer du bien être et en éprouver de la joie?
Qu'est ce qui peut apporter de la joie à mes enfants? une sortie différente? Attirer leur attention sur les couleurs de ce ciel plutôt que sur leurs chaussures sales?

Pourquoi est ce important?

La joie est une émotion universelle, fragile et éphémère.
Elle n'efface pas nos douleurs, mais elle nous aide à vivre avec.
De fait, elle nous est très précieuse.
La joie recèle de gros avantages: Elle colore notre existence, l'illumine, la rend douce et savoureuse.
Elle attire car avec elle, sourire, rire, aimer est plus facile
Et puis, la joie est contagieuse... Ce qui vous rend joyeux peut se partager.
Avant même de parler de bonheur.
La joie n'a besoin que de nous, de la place que chacun peut lui faire dans sa vie, pour exister, grandir et devenir un véritable art de vivre.

Et puis, bien-sûr, il existe ces moments de vie "extra"ordinaires, où la joie est immense
Mais c'est véritablement dans l'ordinaire et avec les autres que la joie, par petites doses répétées, devient une force et un cadeau.

Une année se termine. Une belle année pour ma part.
Une année nouvelle va commencer.
Que puis-je vous souhaiter d'autre, si ce n'est davantage de joie dans votre vie?
Merci de me lire, chers internautes... 
Mes amis virtuels
Mes amis réels
Ma famille
Et aussi mes inconnus, de passage, par hasard ou par choix...
Merci, sincèrement.
Je ne pensais pas recevoir de votre part autant de bienveillance, de tolérance et de soutien.
Merci 




lundi 29 décembre 2014

UN MOT


Je te donne un mot,
Et tu en fais de l'amour.

Je te donne un lot...
Lot de douleurs, 
Lot de noirceurs,
Et tu en fais des nuages
Et sur nos têtes s'abattent 
Ces baisers de vie
Cette pluie miroir
Cette poésie ...

Je te donne un mot..
Un mot 
Pour la vie.
Et tu en renouvelles chaque jour l'essence

Au delà de ce pouvoir que je t'ai abandonné sur mes sens...
Tu sais modeler à l'infini notre ordinaire

Et quand, doucement, tu t'approches...
Quand, avec ce regard tu m'enveloppes...

Je te le donne encore et encore ce doux mot. 
Cette seule chair...
OUI...

Illustration : Jean -François Cellier

dimanche 21 décembre 2014

MA NOUVELLE






Une étape est franchie.
Au delà de mes tiraillements et de mes doutes.
Un renoncement nécessaire vient de prendre vie.
Une page se tourne...
Se tourne
Pas pour toujours...


Puis-je vous parler de ma vie actuelle?
Partager avec vous mon cheminement,
Et cette nouvelle?

Cette semaine j'avais un rendez-vous important, décidé depuis des semaines et que j'attendais avec une impatience teintée d'appréhension.
il s'agissait de rencontrer une personne très importante pour moi, afin qu'elle m'aide dans un domaine en particulier.

Je m'étais organisée pour que tout se passe au mieux, pour ma famille, pour la logistique de la maison pendant que je partirais à mon rendez-vous. J'avais le plan du trajet en mémoire sur mon smartphone, et dans ma tête, je venais de passer des jours à classer mes idées, à fignoler mon discours, et surtout à envisager toutes les possibilités d'échanges entre nous. Grosse rumination, donc, qui bien évidemment, se manifestait en stress et en tension physique,( notamment dans les épaules et la nuque...)

Et c'est drôle, parce que plus je me focalisais dans ma tête sur mes problèmes, plus ceux-ci prenaient de l'ampleur et me tiraillaient... Je les sentais devenir insurmontables, et je me disais que de toute façon, cette personne ne pourrait pas m'aider... Que je perdrais mon temps, que tout ça c'était des prises de tête stupides et grotesques, et blablabla... Vous voyez l'état d'esprit,... Pas très "positif"...Mais gardant espoir, envers et contre tout, je m'accrochais à ce rendez-vous.

Et je me couchais la veille, assez excitée.
Une heure du matin: cris de ma fille aînée. Elle vient de vomir au pied de son lit.
Nettoyage nocturne, médicaments, gros câlin.
Mon inquiétude s'éveille, mais je ne veux pas encore l'admettre.
Quatre heures du matin, pleurs de mon fils. Grosse fièvre et diahrrée.
Pas moyen de le rendormir ailleurs que dans mes bras...

Mon inquiétude est bien là. Elle a pris toute la place.
Mes enfants sont malades. Ils ont besoin de moi.
Est ce que le reste compte? 
Adieu mon rendez-vous, donc...
 
Le matin du fameux jour, j'annule donc, étrangement fataliste face à ce destin qui venait de s'acharner sur moi, car bon sang! Combien de nuit cela aurait il été sans conséquence !?? Mais non, il a fallu que ce soit cette nuit...

La journée se déroule, je suis à cran, mais en même temps, il se passe quelque chose en moi.
Un frémissement de prise de conscience...
Une petite lueur.
Chez la pédiatre
À la pharmacie
Chez nous
Les jours suivants c'est fatigue et " ronchonchons"
Je soigne mes enfants, je veille sur eux et une paix s'installe en moi.

Je le comprends maintenant.
Ce n'est pas une vérité absolue
C'est ma vérité.

Je comprends que je ferais toujours passer mes enfants en priorité.
Avant tout le reste.
Pas parce que c'est ce qu'il faut faire, mais parce que c'est mon mode de fonctionnement.
Et là, il y a comme un déclic dans ma tête.
Finalement, le reste peut attendre...
Dans mon présent, accompagner mes enfants dans leurs apprentissages, leur consacrer du temps et de l'attention, compte le plus.
C'est ma valeur première
Dans la liste de mes envies ;)

Je sais... Dis comme ça, ça ne paraît pas être un grand bouleversement.
En fait, ce sont les conséquences de cette prise de conscience qui le sont.

Parce que je viens de prendre une grande décision.
Je décide d'arrêter mon métier de psychologue. Au moins pour plusieurs années.
Non, je ne désire pas rester "mère au foyer"..
Même si j'adore mes enfants, j'ai besoin de travailler pour m'épanouir.
Besoin aussi d'élargir mon environnement, de m'ouvrir à d'autres perspectives.
Et puis, il me semble important pour mes enfants qu'ils me voient travailler, afin que ma vie ne tourne pas seulement autours d'eux..
Mais je veux aussi pouvoir leur offrir une certaine disponibilité physique et psychique.

Et quel métier peut me permettre de travailler auprès d'enfants.
Tout en ayant du temps pour mes enfants?

Institutrice d'école, bien-sûr.
Alors, voilà
C'est décidé.
Je me reconvertis.

Et maintenant, que je sais où je veux aller, je me sens sereine et motivée.
Voilà ma grande nouvelle !!
Ma belle nouvelle pour cette fin d'année.

C'est un grand changement.
Je pense que je continuerais toujours d'écrire et mon projet de bouquin est en chantier, mais, mon objectif premier, maintenant, c'est le concours.

Voilà. J'entends déjà le bruit léger de cette page de ma vie qui se tourne...
Il y a quelques mois, quelques semaines même, je ne l'aurais pas cru...
Mais c'est maintenant acté dans ma tête.

Il me reste à vous souhaiter à tous, chers lecteurs, un très joyeux Noël!
Profitez de vos proches
Profitez de ces lumières dans vos foyers
Ce sont elles qui vous nourrissent et vous apportent l'essentiel...
Malgré les conflits, les rivalités, les non dits...
Elles vous offrent la sécurité, le réconfort.
Elles vous réchauffent d'attentions aimantes.

Et ça, c'est une source extraordinaire de bonheur.

Illustration: Adolphe William Bouguereau, "La Charité"

mardi 16 décembre 2014

CONTRADICTION



Si on veut pouvoir connaitre un objet en son entier,
Il nous faut dans la rencontre le contempler. 
Et ouvrir notre regard à cette contemplation.
C'est à dire le voir, lui, dans sa forme, ses contours, ses reliefs, sa matière.
Et aussi voir son ombre.
Car, à partir du moment où la lumière éclaire un objet, son ombre apparait ...
La lumière embellit l'objet dont l'ombre s'étire...
Irrémédiable contradiction.
Voilà au fond ce qui nous écartèle...
Comment ne pas répandre l'ombre autour de soi tout en profitant de la lumière?  
A moins de concentrer l'ombre sur soi...
Mais comment le supporter?
Puis-je l'accepter en toute conscience?

Une rencontre totale avec l'objet nécessiterait donc une distance.
Celle qui lui donnerait vie..
Le manger c'est le détruire
Le contempler c'est le faire exister.
Le toucher, c'est déjà le changer
Je crois que nos désirs sont de cet ordre, il me semble...
Et entre, notre souffle va et vient...
Va et vient
Entre l'ombre et la lumière
Entre le mal et le bien
Entre la souffrance et le bonheur
Notre point d'équilibre. 
Serait dans ce mouvement...
Encore une contradiction.
Mais au fond, ne sommes-nous pas cela?
Des êtres de contradictions?
Aussi bien dans nos liens que dans nos choix...
Aussi bien dans nos sentiments que dans nos espoirs?

Illustration: Ombre blanche






samedi 13 décembre 2014

LA LISTE DE MES ENVIES



Écrire est un bonheur. 
Écrire est également une aide formidable qui nous permet d'y voir plus clair dans notre coeur.
Poser ses mots, c'est en quelques sorte une manière de sortir du flot continu de ses pensées et de saisir au vol quelques aspects qui comptent. Pour nous et nous seuls.
Connaissez-vous la liste de vos envies
Cette boussole de vie si chère qui aide à réaliser ses rêves?
Peut-être, est il temps pour vous de vous atteler à l'écriture de cette liste?...

Une liste de vos envies, Qu'est ce que c'est?

Tout d'abord, posez-vous une question fondamentale: 
 Que souhaitez vous absolument réaliser au cours de votre vie ?
 
 Réfléchissez réellement sur ce qui importe, sur les choses sur lesquelles vous souhaitez concentrer votre vie. 
Ainsi, si vous vous concentrez sur vos objectifs, par opposition, vous évacuerez ce qui n’est pas utile, ce qui vous nuit.
Au delà du quotidien que l’on planifie souvent, quelles sont les actions importantes que vous souhaitez voir arriver dans votre vie

Autant les définir, autant s’avouer les choses et en commencer la liste. 
C'est ça une liste de vos envies

Cette liste vous permettra de devenir l'acteur principal de votre vie. Agir est le meilleur moyen d’avancer, d’améliorer les choses.


Cette liste vous permettra de suivre les points au quotidien, mais aussi sur le moyen terme : Puisque vous aurez défini vos objectifs pour être heureux, autant utiliser son temps à leur réalisation et profiter de chaque étape, en pleine conscience. Car l'effort aussi peut procurer du bonheur. Les pas que l'on fait, nous permettent d'avancer, et de changer.

Votre liste peut être un simple bout de papier, un carnet à spirale, un fichier sur votre ordinateur, sur votre téléphone. Pensez juste à la sauvegarder, afin de pouvoir continuer à la consulter dans quelques jours, quelques mois, quelques années.
Comme pour les todo list, il est important de garder cette liste à proximité, afin de pouvoir ajouter toute nouvelle idée rapidement. Votre liste va se développer avec le temps, elle n’est pas figée.

Le nombre d’actions sur la liste n’est pas limité, existe -t'il une limite à ses rêves?. Mais si vous souhaitez pouvoir vous concentrer sur quelques actions, je vous recommande alors de débuter par une liste en 5 à 10 points. Cela vous obligera à concentrer les choses les plus importantes pour vous.

Que doit on mettre dans cette liste?

Tout ce qui vous fait vibrer
Vos rêves, vos aspirations
Les choses que vous souhaitez faire
Les objectifs que vous souhaitez atteindre
Ce qui vous ferait réellement plaisir, à vous

Pour vous aider à y voir plus clair, voici les typologies d’actions que l’on y retrouve communément, par exemple:
> Des voyages
Quels sont les endroits que vous avez toujours voulu visiter? Un pays? Plusieurs? Un endroit spécifique dans le monde? Le sommet d’une montagne? Une virée en orient express? La traversée du désert? Visiter le Taj Mahal ou contempler le grand Canyon?

> Des expériences de vie
Il suffit parfois de réaliser une action précise à un endroit donné, et cela devient alors une expérience qui nous suivra toute notre vie durant. Les possibilités sont immenses, alors à vous de jouer: quelle expérience vous ferait vibrer ? Vivre l’expérience unique du burning man dans le désert du Nevada? Sauter à l’élastique?  Monter votre association ?Partir en mission humanitaire? Plonger avec des dauphins? Devenir végétarien? Voir une Aurore Boréale? Partir travailler à l’étranger ? Qu’est ce qui vous motive?

> Acquérir des connaissances spécifiques
Vous souhaitez participer à un marathon? Apprendre une langue étrangère? Apprendre à danser? Jouer d’un instrument de musique? Vous souhaitez vous réorienter professionnellement? Acquérir un savoir ou un savoir faire spécifique? Cuisiner, peindre, ...Tout s’apprend. Nous naissons vulnérables et dépendants, et nous apprenons. Alors tout peut arriver.
.
> Vos objectifs personnels de vie
Enfin, la partie la plus déterminante pour beaucoup, la plus personnelle aussi. Comment voyez vous votre vie idéale? Souhaitez vous tout donner pour le travail? la famille? Ou souhaitez vous vivre ? A la campagne? Dans une maison?  Et vous, comment vous voyez vous dans cette vie là? Plus engagé dans vos valeurs? Plus à l'écoute des autres? Plus détaché des pressions de consommation? Des choses à changer ?


Une fois les points de votre liste en tête, les mettre par écrit vous amène à mieux formuler vos souhaits, et à mieux les comprendre aussi. Le choix des mots est primordial, et plus ils seront précis, plus vous apprendrez à vous connaitre.
 Évidemment, et c’est sûrement le plus important, le fait de tenir une liste fait de vos objectifs quelque chose de tangible, de réel. Lisez les à haute voix, ils existent, c'est un 1er pas. Votre 1er pas. 

Puis, il y a la réalisation des actions en elle même. Réaliser un point de sa liste est un acte fort, un avancement vers le coté "extra"-ordinaire de sa vie. Et, vous le saurez dès le début, ce sera un point, un acte, une réalisation qui vous rendra heureux.


comment faire correspondre ensuite la liste de ses envies à la réalité?

La liste de vos envies contient du rêve brut. Et c’est en ça qu’elle est indispensable et magique. C’est un rêve. Et pourtant, il est tout à fait possible de l'insérer petit à petit dans la réalité. Je ne vous dis pas que vous allez réaliser aujourd’hui tous les points de votre liste , mais je vous assure que nous pouvons dès aujourd’hui avancer dans la réalisation de certains de vos points.
Pour réaliser vos rêves, vous avez avant tout besoin de temps et d’organisation. (désolé pour ceux qui s’attendaient à de la magie…).

  • Trouver du temps

Cela peut sembler évident, mais quel que soit votre projet, il nécessitera du temps. Un peu de temps à vous, en dehors de toutes vos obligations et contraintes habituelles. Sans temps à vous, vous ne ferez rien. Je le répète : sans temps à vous (c’est une excuse pour certains), vous ne ferez rien.
Alors trouvez du temps. Pas longtemps, mais préservez vous une demi heure par jour au moins pour avancer sur vos projets. Une demi heure au calme, où vous pourrez réfléchir sans contrainte, et avancer.
Vous seul connaissez votre planning, et le moment idéal pour instaurer ce temps de travail et de réflexion, mais si vous butez, sachez qu’en général, le moment le plus propice, et le plus facile à mettre en place est le matin. Levez vous une demi heure plus tôt, et profitez du calme avant que la journée ne démarre. Tout le monde peut se lever une demi heure plus tôt.

Votre liste vaut un petit effort. Et je vous garantis une chose : se lever pour soi -pas pour les autres, pas pour le travail- est un plaisir.  Se lever pour réaliser ses projets est une motivation immense. .
Ne négligez surtout pas cet aspect, cela serait la meilleure manière de perdre vos projets dans le brouhaha du quotidien.

  • Comment s’organiser ?

Prenez le point de votre liste qui vous tient le plus à cœur. Tout simplement. Celui qui revient constamment dans vos pensées. La réalisation de ce point vous parait sûrement lointaine, difficile, semée d'embuches.... Mais avec du temps et de l’organisation (et de la volonté, évidemment), chaque point peut se réaliser. Et de toute façon, agir pour ce qui vous tient à coeur, est en soi source de bonheur. Quelque soit le résultat final.
Afin que ce point ne soit plus lointain, et commence à s’ancrer dans la réalité, il faut commencer par le détailler. L’idée est de connaitre son contenu exact, ce qui se cache précisément derrière votre souhait : Des exemples faciles:


Vous souhaitez visiter un pays : où souhaitez vous aller exactement? combien de temps?
Vous souhaitez apprendre à jouer de la guitare : jouer un morceau en particulier? passer un concours?
Vous souhaitez courir un marathon? lequel exactement? Quand a t il lieu?
Notez les 4 ou 5 points les plus importants sur votre objectif, cela permettra de délimiter le contour de votre projet.
Vous savez maintenant plus précisément ce que contient votre envie.

Puis, nous allons débuter par un petit pas. Un petit pas, c’est simple? Pas sûre... Mais il va vous mettre sur la voie du changement.
 L’idée est de lister maintenant toutes les sous-actions nécessaires à la réalisation de votre objectif.
Prenez le temps qu'il faut pour cela. Chaque jour, un peu... Et au fur et à mesure, d'accumuler les idées susceptibles de faire se réaliser votre objectif, vous allez le voir se dessiner de plus en plus concrètement et dans votre tête, et dans votre vie.
 Notre grand objectif lointain va alors progressivement se transformer en une liste de tâches complètement atteignables, réalisables, et pour certaines réalisables dès aujourd’hui. Pour simplifier : une grande tâche peut être vue comme une suite de petites actions anodines.
En pratique, si par exemple mon objectif est de partir 2 mois au japon, je vais lister les tâches suivantes :

  • lister les villes où je souhaiter aller
  • quel parcours je souhaite réaliser pendant mon séjour
  • me renseigner sur les endroits où dormir qui sont abordables
  • étudier les différents aspects à prendre en compte ( travail, enfants, ...)
  • caler la date idéale pour partir ( ce peut être dans un an)
  • réaliser un 1er budget du voyage : cout de l’avion, de la vie sur place, des transports
  • en fonction du budget établi et de la date idéale, voir combien je dois mettre de coté chaque mois pour aller au bout de mon projet
Dans cet exemple, chacune de ces sous-actions est réalisable et peuvent se réaliser les unes après les autres. Avancer sur ce projet qui vous tient à cœur devient donc possible. 

L'objectif d'une liste de vos envies, n'est pas d'accumuler davantage de biens, mais de vous aider à vous orienter, à repérer votre cap à vous, qui vous rend heureux et de naviguer vers lui.
Et vous verrez qu'en naviguant, simplement, sans forcément atteindre votre destination, vous changerez progressivement, vous vous rapprocherez de celui ou celle que vous rêvez d'être, de la vie que vous souhaitez vivre. C'est un effort quotidien, possible et bien plus concret qu'on ne le pense.

Alors si on rêvait un peu? si on l’écrivait cette liste?
On se retrousse les manches, et on s'y met.
Pas demain. Maintenant

Bonne écriture de votre bonheur, mes chers lecteurs :)

Illustration: Une magnifique boussole marine...

vendredi 12 décembre 2014

BIOLOGIE CELLULAIRE







Je me souviens de ce prof de biologie cellulaire à la fac...

Un ancien rugbyman, à la stature imposante. 
Aux mains épaisses et immenses.
Il était le seul à ne pas avoir besoin de micro pour se faire entendre de tout l'amphithéâtre.
Il montait sur l'estrade d'un pas lourd et décidé, posait son sac et se dirigeait vers le tableau.
Aussitôt, nous saisissions notre stylo, prêts à le suivre. 
C'était le signal.
Une fois la craie en main, il se lançait dans son cours sur les cellules, d'une voix puissante et envoutante, comme s'il racontait une merveilleuse histoire. 
Et c'était le cas. 
A renfort de schémas colorés, qu'il esquissait avec virtuosité sur les trois tableaux en face de nous, il nous entrainait dans son univers, détaillant cette vie fabuleuse qui nous anime tous, en noyau, cellule, ADN et protéines... 
Nous griffonnions aussi vite que nous le pouvions, attentifs à ne pas en perdre une miette.
Et une fois le cours de trois heures terminé,notre poignet nous faisait souffrir, mais nous étions heureux et reconnaissants pour tout ce que ce grand homme venait de nous apprendre.
Son cours était plein à craquer.
Son cours était respecté et admiré.
C'était un magicien.

Combien de professeurs rencontrons-nous dans nos vies? 
Combien nous marque?

Il me semble avoir compris que:

Nos cellules naissent, vivent et meurent. Nos cellules se renouvellent. Certaines rapidement et d'autres beaucoup plus lentement. 
Impermanence donc.
Mais toutes contiennent le même ADN, la même information génétique. 
Permanence ?
Dont elles expriment des séquences différentes. 
Quelle diversité !

L'équilibre se crée, la vie se crée, parce que nous pouvons à la fois:
 être (notre matériel génétique) 
fonctionner: ressentir, penser, agir ( notre diversité d'expression) 
et changer ( notre continuel renouvellement, apprentissage, adaptation en fonction de notre environnement).

N'est ce pas aussi cela le bonheur de vivre ? 

En prendre conscience 
ici et maintenant, 
à chaque souffle, à chaque mouvement, 
en nous même et autour de nous.

Et faire lien..


Illustration: Cellule embryonnaire

mardi 9 décembre 2014

ILLUSION D'OPTIQUE



Lorsque je serais une vieille femme assise au coin d'un feu
Que sera le monde?
Que sera t'il?
Ce monde qui tourne sur lui-même
A en perdre la tête
Qui tourne autour de soleils
A s'en rendre bête...

Aurais-je encore assez d'énergie pour les autres?
De petits patients viendront-ils sonner à ma porte avec leur plaies à l'âme et leurs espoirs?
Quelle écoute aurais-je alors?
Quelle sera ma voix?

Puisque le privilège des vieillards et des enfants, est d'être invisible dans ce monde,
Peut-être seront ce eux qui soulageront mes plaies à l'âme...
Avec leur rire en cascade et leurs élans d'affection

Aurai-je toujours cette joie immense de contempler ton visage?
Mon coeur continuera -t'il de s'affoler et de s'apaiser dans la même seconde d'éternité?
Que chantera t'il ce vieux coeur?
En étreignant cette lune blanche dans les habits mauves d'une aube d'hiver.
Des paroles de gratitudes, des suppliques de grand mère?

Lorsque je serais une vieille femme assise au coin d’un feu
Des pages et une tasse, à portée de ma main frêle
Quels mots aurai je alors?
Pour quel visage?


Illustration: Illusion d'optique...Qui voyez vous? La dame au chapeau ou la vieille femme au foulard sur la tête ? 

samedi 6 décembre 2014

ACCIDENT DE VIE



Parfois, on croit que certains événements nous arrivent tel des coups d'épées du destin ...
Des coups durs qui nous font vaciller et choir de nos belles certitudes.
Est ce seulement cela?
Je ne sais pas...
Je ne pense pas.

Il m'est arrivé ce qui arrive à des milliers de personnes.
Et bien sûr, il y a eu des conséquences.

C'était une matinée d'automne 2012.
J'étais enceinte de mon fils. Une grossesse difficile et fatigante, mais aussi épanouissante et heureuse.
Mon bébé n'avait qu'à peine six mois dans mon ventre. Je le sentais bouger, vivre en moi et malgré les douleurs de mon corps, j'étais comblée par cette vie qui grandissait et bientôt serait là.

Mon aînée était entrée à l'école, et je la récupérais le midi. Je conduisais notre petite 206, ma cadette d'à peine deux ans à l'arrière et, moi et mon gros ventre au volant.
La route, je la connaissais par coeur, toujours la même. Je montais la côte en lacet, sans hâte, quand elle a surgi.
Une voiture sortant d'un immeuble. Elle ne m'a pas vue, et a foncé sur moi.
Collision latérale.
Le choc.
Malgré le bruit fracassant de la tôle, je n'ai pas réagi sur le coup.
La surprise m'a clouée sur mon siège et j'ai continué à conduire quelques secondes avant de comprendre que:

- 1° / Il y avait eu un accident
- 2° / J'étais concernée par cet accident puisque je venais de me faire percuter par un autre véhicule
- 3° / C'était grave, donc, je devais me ranger immédiatement et constater les dégâts.

Silence dans la voiture. Un coup d'oeil inquiet vers l'arrière. Sourire de ma petite fille.
- Boum maman?
- Oui, chaton, "boum!". On va regarder ça.

Je sors, et je fais le tour de ma voiture. Et là, je découvre tout le côté avant droit de ma voiture explosé. Je ne peux plus ouvrir la portière passager. Mais le coté arrière, celui de ma fille ça va... In extremis.
IN EXTREMIS !!!
A cette pensée, j'ai senti les battements de mon coeur s'intensifier. Et une sueur froide me couvrir le dos. J'ai vite sorti ma fille et je l'ai prise dans mes bras,la tâtant pour m'assurer qu'elle n'avait rien...
J'ai téléphoné à mon mari et après s'être assuré que nous allions bien, il m'a indiqué la marche à suivre, insistant sur l'importance de faire remplir le constat aussi par le responsable de l'accident.
J'ai pris un constat et je me suis dirigée à pied vers le lieu de l'accident.

Sur le chemin, j'ai glissé sur des feuilles mortes mouillées et j'ai failli m'étaler sur le sol, ma fille dans les bras. J'ai eu juste le réflexe de me pencher en avant pour percuter le sol avec mon genou droit.
C'est pas mon jour aujourd'hui...
Voilà ce que je me suis dit. Et j'ai senti les larmes affleurer. A fleur de peau.
Pas maintenant. Pas devant ta fille. Il ne faut pas la traumatiser.
Je me suis redressée et j'ai continué prudemment.
Arrivée à l'endroit de la collision, je découvre la voiture responsable avec son avant complètement défoncé et la conductrice, une jeune femme d'une vingtaine d'années, hystérique.
Je l'aborde et immédiatement, elle m'agresse.
- Comment ne l'avais-je pas vu? 
- Pourquoi ne m'étais je pas arrêtée? 
- N'étais je pas folle de rouler à cette vitesse??
Je n'en croyais pas mes oreilles.
Selon elle, j'étais responsable...
Au début j'ai voulu me défendre, lui répondre du tac au tac. Déterminée, je lui ai proposé d'appeler la police.
Mais rapidement, j'ai compris qu'elle camperait sur ses positions, et ne décolérerait pas. Elle était tellement convaincue de son bon droit, que je me suis mise à douter...
Et pendant ce temps, elle se lamentait sur son retard au boulot, sur sa voiture foutue...
Effarée par son inconscience, par ses préoccupations matérielles, j'ai noté en moi-même qu'elle était sous le choc. Je me suis calmée et ai acquiescé pour l'apaiser. Je ne voulais pas de drame devant ma fille. Juste en finir avec elle.
Alors, je me suis concentrée sur le constat à remplir. Il était important pour moi que cela soit fait.
Heureusement, le fiancé de la jeune fille est arrivé et a compris la situation. On s'est trouvé un café à côté et on s'est installé pour remplir les papiers. A force de mots apaisants et de la serrer dans ses bras, il a réussi à la calmer et nous avons pu signer le constat en bonne intelligence.
Mais pas une seule fois, elle ne s'est excusée. Pas une seule fois, elle ne m'a montrée qu'elle prenait conscience de son inattention et des conséquences que cela aurait pu avoir sur ma fille, sur mon bébé...
Focalisée sur elle, sur ses problèmes, recroquevillée sur sa souffrance, elle n'était tout simplement pas capable de lucidité, et encore moins d'empathie à mon égard....

J'ai repris ma voiture, j'ai récupéré ma fille à l'école et ce n'est que quand mes enfants se sont endormies pour la sieste que je me suis mise à pleurer.
Je n'en finissais plus de pleurer. 
J'avais eu si peur, pour ma fille, pour moi... 
Et cette "hystérique" qui m'avait agressée verbalement... J'avais l'impression d'être passée sous un rouleau compresseur.
Autour de moi, on me conseilla de reprendre très vite le volant, afin de ne pas développer une phobie de la conduite.
Et c'est ce que je fis.
Mais quand quelques semaines plus tard, ma gynécologue m'examina, ce fut la panique.
Mon col s'était ouvert. Le bébé ne survivrait pas à un accouchement aussi précoce...
Il fallait m'hospitaliser. A force de la supplier, j'ai obtenu de pouvoir rester chez moi.
Mais, immobilité forcée. Plus question de voiture. Plus question de déplacement. Plus question de rien, sinon rester allongée à attendre que les journées passent...
Gros coup dur.
Pour tuer le temps, et mon angoisse, je surfais sur internet, et c'est là que j'ai découvert les blogs. Lire d'autres vécus que le mien. Découvrir des points de rencontre et des soutiens.
Ce fut la première conséquence positive à mon accident.

Je m'en rends compte maintenant.
J'ai attendu, longtemps, un coup de fil de la conductrice.
Un signe de sa part, des excuses, je ne sais...
Un geste humain?
En vain.

Cette histoire remonte à deux ans. Mais depuis, je ne conduis plus.
Ma voiture a été réparée, entièrement prise en charge par l'assurance. Je n'étais pas fautive.
Mon fils est né à terme, en bonne santé. 
Ma fille n'a pas manifesté de signes d'anxiété en voiture suite à notre accident.
Mais, je ne veux plus conduire. Je ne me sens plus en sécurité.
Du coup, je ne vais plus dans les centres commerciaux, alors, on peut dire que je consomme moins.
Je prends les transports en commun, et je marche énormément. On peux dire aussi que je prends soin de ma santé et de mon environnement.

Toutes ces conséquences positives me correspondent davantage finalement.
Aujourd'hui, je peux dire que grâce à mon accident, je mène une vie plus "saine", mieux en accord avec mes convictions.

Si je vous raconte cette histoire aujourd'hui, c'est pour vous dire ceci:
Gardez espoir !! 
Envers et contre tout.
A tout malheur, arrive quelque chose de bon.
C'est vrai, j'ai failli perdre mon fils... Et je suis maintenant dans l'évitement de la conduite... Mais d'autres choses, de bonnes choses, plus discrètes me sont arrivées.( Ce blog par exemple, que j'ai créé.)

Il me semble, que certains événements nous arrivent comme ils arrivent à des milliers d'autres..
C'est ensuite à nous d'en tirer le meilleur...
De faire de notre mieux pour en dénicher les aspects positifs.
Car n'en doutez pas, ils existent.
Ils existent.

Illustration : le poète Christian Bobin par Catherine Hélie.

mardi 2 décembre 2014

FLEXITARISME


J'étais enfant.
Quand notre maître d'école pour la première fois, aborda le sujet des animaux de la ferme et du traitement réel qu'on leur infligeait, loin de cette vision paradisiaque apprise petit.
Pour moi, à cette époque, si entière, ce fut un choc.
Des cochons sanglés, des oies gavées, des tortures infligées aux bêtes pour que leur chair soit plus "rentable"... Il nous détailla tout, images à l'appui.
Je suis rentrée à la maison et j'ai annoncé à mes parents qu'à partir de ce jour, je ne mangerai plus de viande. Seulement de la viande des animaux chassés, ai je précisée avec candeur. Parce que la bête aura vécu sa vie d'animal libre et qu'elle aura eu sa "chance".
Mes parents ont ri. Mais une fois à table, ils ont compris que j'étais très sérieuse.
J'ai tenu une dizaine d'années.
Le plus difficile étant le regard des autres et la gêne que mon régime alimentaire (vécu comme un "caprice"), engendrait chez mes parents lorsque nous étions invités à l'extérieur.
J'ai subi les remarques pas toujours sympas des autres avec la sensibilité qui me caractérise.
Et peu à peu, je sentais que ça devenait difficile pour moi, parce que ça me plaçait inévitablement comme sujet de conversation.
Et non, je n'avais pas la force mentale pour le supporter stoïquement.

Alors, j'ai commencé à faire des compromis.
J'ai toléré le poisson, de temps en temps.
Et quand je rencontrais des gens nouveaux, j'acceptais de manger de la volaille.
En devenant étudiante, j'ai cédé à la facilité, évitant au maximum de manger de la viande, mais sans en parler. Comme un secret inavouable... Et je cédais malgré mes convictions, dans un soucis de socialisation.

Et puis, j'ai rencontré mon mari.
Je nous revois, notre premier restaurant en tête à tête...
Face à lui, son tartare de boeuf. Face à moi ma salade de fromage de chèvre...
Mon mari n'aime pas le fromage.
Depuis des années, (la moitié de ma vie à l'époque), je ne voulais plus manger de viande...
"ça va être très difficile", me suis-je dit en moi-même.

Et effectivement, mon mari apprécie tout particulièrement la viande saignante et la charcuterie.
Et moi, je consomme beaucoup de produits laitiers.

Alors, nous nous sommes ajustés l'un à l'autre, nous avons fait des compromis.
Ou, plutôt, j'ai décidé dans un premier temps, de reprendre un régime alimentaire classique, et de moduler en douceur.

Aujourd'hui, douze ans après, nous sommes devenus flexitariens.

C'est à dire, que chez nous, nous évitons autant que possible de manger de la viande et si c'est le cas, sous certaines conditions à savoir pas n'importe quelle viande: de la viande d'animaux français, élevés dans les conditions BIO, ou élevés par un éleveur qui nous garantisse de la qualité des soins apportés à ses bêtes.
Nous en achetons en petite quantité, d'abord parce que c'est cher, et c'est très bien que ce le soit, ce n'est pas n'importe quoi: c'est la chair d'êtres vivants, tués pour nous nourrir. Ensuite parce qu'en manger trop est mauvais pour la santé.

Cependant, nous sommes flexibles, c'est à dire que nous tolérons de manger de la viande dont nous ne connaissons pas l'origine, à l'extérieur, comme chez des amis, en famille, au restaurant.

Notre régime alimentaire est un juste équilibre entre nos convictions, notre soucis de respecter la VIE, sous toutes ses formes, et la réalité de notre nature humaine.

Mon mari m'a convaincue de cela. Nous sommes des omnivores. Nous mangeons aussi de la chair animale depuis des siècles, parce que nous en avons besoin.
En tant que médecin, il a vite compris l’intérêt de ne pas en manger en quantité importante.
Peu à peu, il a réduit sa consommation. Et nous nous retrouvons maintenant à manger de la même façon.
De mon côté, je l'ai convaincu de ne plus manger de chair de bébés animaux comme le veau ou l'agneau et de faire très attention à ne pas acheter de viande issus d'animaux élevés en batteries.

Lorsque je cuisine la viande, je me force à penser à l'animal que cela a du être, à sa beauté, et je le remercie en moi-même pour sa chair qui va nourrir ma famille.
Je cuisine toujours avec émotion. Toujours.
Et à mes enfants, je leur parle de ce qu'ils mangent.
- Qu'est ce que c'est? 
- De la viande maman.
-Oui. Mais quoi exactement?
- Du poulet?
- C'est ça. C'est une volaille comme la poule, qui mange des graines et qui a des plumes...

Je trouve qu'il est important de parler à nos enfants de ce qu'ils mangent quotidiennement, de leur faire  prendre conscience du contenu de leur assiette. Et que la viande, ce n'est pas juste un truc rouge ou rose, dans un cellophane, mais que c'est une partie d'un animal. Que nous en mangeons, comme l'oiseau mange parfois les escargots, ou le lion l'antilope, mais que nous ne devons pas trop en manger, par soucis de santé et par respect pour la vie.

Concrètement,  chez moi, nous ne mangeons pas de viande le matin et le soir, ni à chaque repas du midi. Mais, je cuisine toutes les semaines, au moins une viande blanche, une viande rouge et un poisson.

Je privilégie toujours la qualité à la quantité.

Personnellement, je n'en mange quasiment pas, mais il me semble important d'offrir à mes enfants un régime alimentaire diversifié.



Et je ne crois plus que le végétarisme soit LA solution.
Je crois même qu'une humanité entièrement végétarienne risque de créer un déséquilibre.
Pour compenser, nous aurions besoin de manger davantage de lait, de céréales, de légumes, et nous entrerions en concurrence avec les animaux végétariens. Nous épuiserions la terre...
Je crois que la fin d'un régime alimentaire omnivore chez l'homme signerait la disparition de multiples espèces animales sur terre.
Je crois que le problème, ce n'est pas le fait d'avoir à tuer et manger des êtres vivants, car à vrai dire, tout est VIE.
Je crois que le problème est la surproduction, le gâchis alimentaire, la surconsommation de viande, et les traitements cruels et déshumanisants que nous infligeons aux animaux sous prétexte que nous les élevons pour les manger...

Dernièrement, j'ai été très émue, car de manière générale, je suis discrète sur le sujet.
Je ne revendique pas mon régime alimentaire comme étant le meilleur.
Je n'expose pas mes arguments, parce que je pense que chacun agit en son âme et conscience, et puis, des années de critiques essuyées sur le sujet, m'ont fait comprendre que l'être humain n'était pas encore prêt, et que face à des gens mourant de faim, toutes mes bonnes paroles vis à vis des animaux partaient en miettes.

Et oui, j'ai été émue, car mon mari m'a offert le livre de Matthieu Ricard, "Plaidoyer pour les animaux", sans que je ne lui en parle, m'avouant être heureux d'avoir adopté notre régime flexitarien...
Et je sais qu'il parle beaucoup de réduire leur consommation de viande à ses patients...
Ce sont de petits pas...Mais des pas quand même et qui me font chaud au coeur.

Et qui sait?
Peut-être allez-vous, à la lecture de mon post, vous découvrir vous aussi flexitariens sans le savoir? :)

lundi 1 décembre 2014

UNE TASSE DE THE EN HIVER


Tu cours. A droite.A gauche.
Tu cours tout le temps...
Les nuits arrivent si vite maintenant.
Il reste tant à faire avant Noël...
Alors, oui, tu cours.
Et ce temps maussade ne t'encourage pas à t'attarder dehors.
Le froid s'installe et quand tu sors
L'hiver te secoue de ses mains glacées.
Tu t'emmitoufles dans ton écharpe
Tu sens les muscles de ton dos se crisper.
Tu cours pour arriver plus vite à ton foyer.

Ça y est! Tu y es....

Tu te défais de tes épaisseurs une à une.
Tu mets de l'eau à chauffer pour le thé.
Quelques bougies, quelques lampes tamisées.
Pose toi.
Tranquillement.
Tu sens ce parfum de thé russe? 
Bergamote et écorce d'orange...
Le voilà ton moment.
Accueille-le en toi.
Tu l'as bien mérité.

Dehors, l'hiver s’assoit à ta fenêtre
Tel un vieil homme solitaire...
Lentement, tu t'approches...
Ta tasse fumante à tes lèvres.
Tu bois doucement.
délicatement.
Tu sens que tu t'imprègnes de cette vision de dépouillement.
Et peu à peu, tu te détends.


Alors, oui.
Tu vis un bonheur simple.

Mais la douceur de l'instant présent
Se vit aussi avec les lèvres.
Gorgée après gorgée.

Boire une tasse de thé en hiver...






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