'ELARGIR SA BIENVEILLANCE

RALENTIS RESPIRE TOLÈRE EN TOI ACCUEILLE APPRENDS

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN

Je discutais donc. De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien

ETRE MERE

Je sais que parfois, il est difficile de se vivre comme une mère. De remplir volontiers ses fonctions maternantes, d'écoute, de soutien, d'accompagnement... Je sais.

LIEN MERE-ENFANT

Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

ASSEZ!

Intolérance. Critiques déguisées. Jugements gratuits. Injures et véhémences. Fermeture d’esprit. Rigidité. Égoïsme. Lâcheté. Indifférence.

samedi 25 octobre 2014

60 ANS


Que dit on à son père qui, aujourd'hui, a soixante ans? 


Les feuilles virevoltent et s'abandonnent au grès de ce vent d'automne...

Mon cher papa...

Voici venir la récolte..
De toutes ces années de labeur, de toutes ces années de vie. 
Je te contemple, comme on contemple un paisible cours d'eau. 
Lisse apparence d'un homme si calme, si doux. 

Mon cher papa...

Je n'ai pas oublié à quel point tu as été présent pour moi.
Que c'est toi qui m'a appris à pédaler, qui m'a appris à nager, 
qui m'a appris à rêver. 
Que c'est toi qui me parlait  de poésie, de Dostoïevski et de Rilke. 
Mon goût pour les livres, pour la littérature vient de toi. 
Tu en dissertais avec passion, me glissant dans mes mains d'enfant " Le grand Maulne" et "Le petit chose". 

Tant de Temps a passé...
 Si j'aime tant "Mrs. Robinson" de Simon et Garfunkel, c'est parce que leurs voix me rappellent nos voyages et ta présence protectrice. 
Tu as toujours été là pour nous. Malgré ton travail accaparant, le weekend nous était dédié.
Parfois me reviennent ces notes de Bach, Handel, Chopin, qui pleuvent sur toute la maison, ces odeurs de gâteaux, et ta sereine présence, assise au coin du feu. Je revois nos jeux de société, nos rires, nos instants de complicité en famille. 

Tant de temps...
L'homme que je contemple maintenant, me semble presqu'un étranger. 
Pourtant, tu ne changes pas.

Quelques rides aux coins de tes yeux et des cheveux gris. 
Toujours aussi droit. 
Les yeux rieurs et la voix calme. 
Alors c'est moi qui ai changé...

Mon cher papa... 

À quel moment, nous sommes nous éloignés? 
Dans les détours de la vie.
J'ai appris à ne plus te vouer cette admiration sans borne. 
J'ai appris à accepter l'homme que tu es.  Tes silences. Ta sensibilité.
Plus le temps passe et plus tu t'effaces de ma vie, il me semble...
Te voici rendu au reste de ta vie. 
Dans mon fils, tu retrouves ton père. 
Dans ton regard, je retrouve mon enfance.
Nostalgie des jours anciens
Envolée leur essence chaude
Mais demeure toujours ce lien...
D'une fille à un père 
Quelques miettes d'éternité. 

Oui... Que dit on à son père qui aujourd'hui a soixante ans? 

Peut être un peu tout ça...

Mon cher papa...

Ou peut être pas. 
Parce que comme toi, j'ai des pudeurs à l'âme.
Comme toi je ne sais pas dire... 
Mais écrire.

Voici donc mes paroles au vent
Mes quelques notes pour toi

Mon cher papa. 


lundi 20 octobre 2014

JOIE DE VIVRE



J'ai parfois ce sentiment indéfinissable, comme une immense gratitude d'avoir devant moi une grande et vaste journée. Une belle journée. Et de pouvoir m'y glisser sans hâte, en douceur....
C'est très étrange... 
Tout autour, les autres passent, échangent, communiquent... Et je suis là. Au milieu. Comme si je dansais dans ce bain d'humanité. Dans cette valse des minutes. Et je ne suis que cela. Mouvement et conscience. Mon quotidien n'a pas changé. Mon entourage demeure le même. Mais parfois, tout devient... différent. Comme si dans la nuit, une main invisible avait nettoyé la poussière de mes yeux. Et ce matin... La beauté du monde ruisselle et inonde mon regard.
Mes lèvres effleurent la peau douce de leurs petites joues. Leurs petits bras m'a grippent et la douleur de leurs étreintes avides accentue la chaleur de leur affection. Ils me parlent, me noyent sous leurs babillages et j'abandonne toute tentative de maîtrise. Qu'il en soit ainsi...
Oui, j'ai parfois ce sentiment indéfinissable que mon amour est plus grand. Et que dans le non dit, peut aussi circuler la bienveillance ? 
Ils sont si vivants. 
C'est vrai que parfois je rêve d'une tasse de thé et d'un livre. Et du silence. 
Mais au fond, leurs demandes d'attention et d'amour me ravissent. 
Parfois, tout cela me pèse, parce que je voudrais faire davantage, faire mieux... Et d'autre fois, comme ce matin, je me sens si légère... Si heureuse. 
Parce que chaque élément dans sa gestuelle brille et rayonne, et que par quelque magie étrange, dans ce jour nouveau se glisse une lumière particulière. 
La joie de vivre.  

mardi 14 octobre 2014

EQUILIBRE ATTITUDE



Tout est une question d'équilibre.
De juste proportion.
De stabilité.

Je n'ai pas peur de vous le dire, je suis un être équilibré.

C'est pour ce besoin d'équilibre que j'ai du prendre un peu de risque
C'est pour ce besoin d'équilibre que j'ouvre les possibilités

Je sais ça fait plus "in" de se dire dans une "pozitive attitude",
Ou au contraire faire montre de stress, de graves préoccupations,
Ou traîner sa fragilité comme un boulet ? ...
Mais c'est pas mon trip
Pas mon fil
Pas ma musique.

Je ne vise pas la joie de vivre
Je ne vise pas l'envie de mourir
Et les extrêmes, je les observe, mais à vrai dire je m'en méfie
La permanence du sourire, pour moi?c'est des foutaises
Mais trop de pleurs... Franchement? C'est un peu se gâcher la vie...

Trouver l'équilibre en toute chose...J'en ai fait ma ligne d'horizon

Je garde un peu de hors piste, tout en suivant les règles du jeu
J'accueille le bon, comme le mauvais et rien ne me fait plus vibrer 
Que de sentir toutes mes émotions se toucher et ensemble exploser.
J'ai la tête dans une bulle, rêveuse, naïve et oui, romantique
Mais si vous regardez mes pieds, vous verrez qu'ils touchent bien terre et s'enracinent.

Je garde bien à l'esprit d'où je viens et quel a été mon passé
Mais c'est le présent qui m'inspire et je croque dedans sans arrière pensée
Même l'avenir si incertain, je l'accepte et le regarde avec espoir.
Parfois dans l'ombre, parfois dans la lumière
Je n'ai pas de regret, pas de rancune.

Bien-sûr, j'ai peur
Bien-sûr j'ai mal
Mais à vrai dire, j'aime plutôt ça, 
Et oui, il ne se passe pas un jour sans que je m'émerveille de cette vie qui m'anime,
De ces êtres si complexes qui comme moi, pensent, ressentent, agissent.

Mes convictions m'ont construites, mais même elles s'assouplissent.
J'aime bien qui je suis, mais espère aimer davantage qui je deviendrais...
L'équilibre est dans la nature
Évidemment, je n'invente rien...
Equilibre attitude, voilà au fond ce que je crois.

Ça n'évite pas la douleur, mais ça évite d'y rester.
ça ne prolonge pas le bonheur, mais ça aide à le savourer.

Equilibre attitude
Qui sait?
Peut-être, un jour, sera plébiscité ...
:-)



lundi 13 octobre 2014

EDUCATION PARENTALE



Existe t'il vraiment un modèle d'éducation positive?
Un seul qui puisse s'appliquer à tous les enfants?
Non, bien sûr.
Existe t'il alors autant de modèles éducatifs qu'il existe de famille?
Croyez-vous?
Si vous envisagez la coexistence de ces deux possibilités, c'est que vous commencez à comprendre ce qu'il en est véritablement de l'éducation parentale.

Eduquer, c'est à la fois suivre un chemin commun à tous afin de rendre votre enfant apte à vivre en société et c'est aussi une personnalisation de chaque instant qui contribue à faire de votre enfant un individu unique, issu de votre famille.


 Être parent, ce n'est pas être de simples éducateurs.
Au fond de vous, vous le savez bien que ça ne marche pas comme ça.
Que malgré ce que vous apprendrez de ce rôle, il demeurera une part beaucoup plus complexe, que vous ne maitriserez pas.

Oui, je touche à cet aspect indicible de nous-même.
Qui suis-je, en vrai?
Suis-je seulement la somme de mes expériences, de mes connaissances, de mes qualités et défauts?
Suis-je seulement le produit de mon vécu, de mon histoire personnelle?

Mais je peux poser la question différemment.

Ne suis-je pas aussi l'expression d'un héritage génétique en lien avec ce qui m'entoure, à savoir un environnement passé, présent et à venir?

Qui je suis, m'appartient il vraiment?

Que savons-nous?

Que nous avons hérité d'une part des gènes de nos parents, qui eux-même l'ont héritée de leurs parents, qui eux-même l'ont héritée de leurs parents, et ainsi de suite sur plusieurs millénaires ...

S'agit -il d'un tableau blanc? Sur lequel nous avons à écrire notre propre histoire?

Ou d'une autre chance? 
Une autre chance de faire mieux? 
Avec un bagage sur le dos, un héritage à la fois commun et différent?

Oui, mieux.
Car comment souhaiter une meilleure société et s'arrêter à l'idée que nos enfants feront pareils que nous???? Parce que nous avons bien faits????

Croyez-vous...

Alors, oui, mieux.

Qu'avons-nous?
La vie.
Mais pas la vie tout court.
La vie dans cette famille, avec cette histoire générationnelle.
La vie à cette époque avec ces changements, et ces différences
La vie dans ce corps, avec ce matériel génétique.
La vie pour un temps

Ce qui est repris n'a donc pas été donné...
Ce qui est repris a été prêté.

Prêté.
Ce qu'on nous prête ne nous appartient pas.
Qui je suis ne m'appartient pas.

Défaîtes-vous une bonne fois pour toute de cette idée de possession.
Je ne m'appartiens pas.
Il s'agit d'un prêt.
Et comme pour toute chose qu'on vous prête, il faut en prendre soin.
Un plus grand soin que si c'était à vous.

L'éducation positive part du principe de travailler sur ce qui va bien afin de l'améliorer.
C'est forcément se défaire d'un certain nombre d'idées du passé.
On ne peut pas faire mieux en appliquant ce qu'on nous a appris
On fera mieux en améliorant ce qui était, voir en le modifiant totalement.

Alors, oui, éduquer passe par un ensemble de règles communes
Mais ne vous y trompez-pas, vous agirez aussi avec ce que vous avez reçu en particulier, et vous aurez aussi à transmettre des choses différentes dans l'espoir de voir vos enfants vous étonner à leur tour dans cette quête du mieux ( et non pas du parfait).

Quelque chose de plus grand que nous est là.
Ce grand flux de vie.
Il passe en nous et nous anime.
Ce que nous construirons le nourrira.
Ce que nous détruirons l'affaiblira.

Maintenant, toute la question est de savoir ce qui est constructif en matière d'éducation parentale...

A votre avis?

Frapper est -il constructif ?
Gifler, taper, pincer, secouer, fesser?

Insulter est -il constructif ?
Crier, vociférer, menacer?

Humilier est-il constructif ?
Rabaisser, soumettre, dénigrer, juger ?

Manipuler est-il constructif?

Culpabiliser, renier, mentir, taire ?


Personne ne vous en empêchera.
Et j'ai même envie de dire, qu'inévitablement, cela vous arrivera, vous le ferez, parce que peut-être, est-ce ainsi que vous avez été élevé, parce que peut-être de bonnes intentions vous ferons penser que c'est juste, parce que peut-être est ce tout simplement dans la nature humaine...

Mais qui a dit que l'homme était infaillible?

Est ce pour autant une raison pour ne pas travailler dessus?
Est ce pour autant une raison pour continuer?

Il existe au fond de nous, tout au fond, dans notre intériorité, une petite voix, qui peut nous guider.
La vie qui est en nous, nous parle. Elle vibre.
L'écouter demande de quitter un instant nos savoirs, nos préjugés, nos doutes
L'écouter demande de faire silence à ce que nous sommes pour nous ouvrir à ce qui nous anime et nous traverse.
Cette petite voix dit ce qui la nourrit et ce qui l'affaiblit.
Certains l'appellent instinct, d'autres lui donnent le nom de dieu...
Mon conseil du jour: cherchez-la en vous.
Ouvrez-vous à elle.

Parce que vous aurez beau apprendre un ensemble de règles pour bien éduquer votre enfant, c'est dans votre quotidien, dans vos paroles, vos comportements que vous en transmettrez quelque chose.
La raison seule n'y réussira pas. 
Parce qu'on n'éduque pas seulement avec sa raison.
On éduque avec ce que nous sommes.
Avec nos sentiments, avec nos émotions.
C'est inévitable.

C'est ce qui différencie un parent d'un éducateur, ou d'un enseignant.
Cette immense charge affective...

Pensez, oui.
Mais pensez avec votre coeur.

Ce qui est dans votre tête doit descendre dans votre coeur.
Et s'exprimer à partir de là.
Avec cette écoute de votre petite voix intérieure.

Voilà mon idée d'une éducation parentale positive.


Illustration: "Maternité", peinture d'Eugène Carrière (1849-1906), musée d'Orsay.


jeudi 2 octobre 2014

TROP AIMER ...?




Trop aimer... Qu'est ce que cela veut dire au fond?
Trop aimer, est ce vraiment le bon terme?


Pourquoi, souvent, avons nous peur de trop aimer nos enfants?

Est ce que cela rend mauvais?

Nous faisons tous du mal.
Tous.
Qu'est ce alors?

Serait ce une personne totalement égoïste, égocentrique, amorale, narcissique, voire pervers?
Une personne qui écrase les autres pour asseoir son pouvoir en somme...

Et croyez-vous que ce soit le trop plein d'amour qui serait à l'origine?
Ne serait ce pas plutôt, une certaine philosophie de vie qui leur aurait été inculquée?
Celle de la loi du plus fort.
Prendre, avoir pour être.

Sommes-nous véritablement dans le registre de l'amour?
Ou dans le registre de la moralité?

Finalement le problème, c'est la vulnérabilité dans l'amour.
Parce que l'on se dit
Si je me laisse aller à l'aimer comme je le voudrais, j'ai peur de ne plus pouvoir rien lui refuser...
Cède-t'on par amour? Ou par faiblesse? Par lâcheté? 
Ne rien refuser à son enfant, est une forme d'abandon parental.
Parce qu'on aurait peur de perdre son amour peut-être...?
Peur de souffrir en somme.
Toute la problématique est là.
Dans cette question de la souffrance en amour.

Aimer, c'est créer du lien. S'attacher à...
La vérité, c'est qu'à partir du moment où l'on aime, on souffre.
On souffre de la possibilité de perdre l'autre, d'une rupture de lien
On souffre de ce qu'est l'autre, c'est à dire différent de soi.
Faillible parce qu'humain. Et donc potentiellement blessant.

Amour et souffrance sont indissociables.

Trop aimer, n'existe pas.
Mal aimer, oui.
Si nous avons peur de trop aimer, c'est que nous avons peur de trop souffrir.
Comme je le comprends...

Pourtant, il n'existe pas de vie sans souffrance...
Et nous n'avons que cette vie pour nous attacher, pour aimer.
Que cette vie...

Ce matin, à la ludothèque, on m'a annoncé une bien triste nouvelle...
Le compagnon de jeu de mon fils vient de décéder. Brutalement.
Ses parents l'auraient retrouvés mort dans son lit.
Andréas. Deux ans.
Des boucles dorées et des yeux rieurs.
Un petit garçon plein d'énergie, plein de force. Espiègle et frondeur.

Et maintenant?
Comment consoler ceux qui l'ont aimé?
Si nous souffrons autant
Si nous saignons dans notre cœur
 c'est parce que nous l'avons connu et aimé.
Trop aimé??
Une vie si courte...
Si la souffrance est le prix à payer... pour le peu d'amour que nous avons pu lui donner...
Qu'il en soit ainsi
Ça en valait le coup. 

Au regard de cette irrémédiable réalité, l'idée de trop aimer devient insensée.
Absurde.
Car nous aurions tellement voulu l'aimer encore!
Davantage.

Alors, n'ayez pas peur de trop aimer vos enfants.
Tant que vous en avez encore le temps...
Aimez les infiniment.
Eux
Et à travers eux
Tous ceux qui n'ont pas ( plus) cette chance incroyable.


Illustration: Au revoir petit ange... Tu laisses ici bas, beaucoup de douleur, mais aussi des souvenirs lumineux de toi.


mercredi 1 octobre 2014

AGIR ? PLAIDOYER CONTRE LA FATALITÉ



J'aime les oiseaux.
Qui ne les aime pas?
Parfois, je me dis qu'un monde sans oiseaux, serait un monde sans musique, sans envolée, sans légèreté. 
Un monde qui aurait perdu sa grâce d'une certaine façon...

L'autre jour, en promenant mon fils, j'observais avec curiosité les chamailleries d'oiseaux au dessus de ma tête. 
Les chamailleries de perruches.
Non, je n'habite pas dans les îles, juste dans le sud de Paris.
La première fois que je les ai découverts, ces perruches au plumage verdoyant et aux cris stridents, j'ai été émerveillée. 
Puis, je me suis inquiétée "Qui avait bien pu abandonner ces perruches dans la nature? Comment allaient elles survivre au froid?"
Mais bientôt, j'ai compris qu'elles étaient très nombreuses, trop nombreuses pour provenir de particuliers mal intentionnés.
En cherchant sur internet ( merci google :), j'ai appris que ces perruches provenaient d'un container d'Orly. Une cinquantaine s'en serait échappée dans les années 70 et aurait proliféré.

Bel exemple d'intégration. Pour une espèce qui paraissait menacée d'extinction!!

D'admirer ces oiseaux m'a ramenée à un poème de Jacques Prévert. Un poème sur les conséquences de nos actes et sur la fatalité.  

"Le gardien du phare aimait trop les oiseaux"

Des oiseaux par milliers volent vers les feux
Par milliers ils tombent par milliers ils se cognent
Par milliers aveuglés par milliers assommés
Par milliers ils meurent.
Le gardien ne peut supporter des choses pareilles
Les oiseaux il les aime trop
Alors il dit tant pis je m’en fous
Et il éteint tout

Au loin un cargo fait naufrage
Un cargo venant des îles
Un cargo chargé d’oiseaux
Des milliers d’oiseaux des îles
Des milliers d’oiseaux noyés.


Parfois, les meilleures intentions ne suffisent pas... 
Et nous croyons bien agir, alors que ça ne sert à rien.
Alors à quoi bon?!
N'est ce pas ce que l'on peut se dire à la lecture de ce magnifique poème, habillé de fatalisme et de mélancolie?

Est ce la réalité?
C'est un poème.

La réalité,  ce sont ces oiseaux exotiques que j'ai sous les yeux. Qui ont survécu. Qui se sont adaptés. Et qui maintenant font partie intégrante du paysage.
Alors, n'ayons pas peur du changement.
N'ayons pas peur d'agir.
Chacun à notre niveau.
La vie n'est pas un poème. 
Et un poème, n'est qu'un regard individuel sur la vie.
La vie nous offre de multiples possibilités.
La vie est un flux d'une souplesse incroyable.
Les limites à nos actes sont nos limites
Et nos limites n'existent qu'en nous-même.

"Pour que le mal triomphe, il suffit que les personnes au grand coeur restent sans rien faire"
Martin Luther King.
" Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire"
Albert Einstein


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