'ELARGIR SA BIENVEILLANCE

RALENTIS RESPIRE TOLÈRE EN TOI ACCUEILLE APPRENDS

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN

Je discutais donc. De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien

ETRE MERE

Je sais que parfois, il est difficile de se vivre comme une mère. De remplir volontiers ses fonctions maternantes, d'écoute, de soutien, d'accompagnement... Je sais.

LIEN MERE-ENFANT

Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

ASSEZ!

Intolérance. Critiques déguisées. Jugements gratuits. Injures et véhémences. Fermeture d’esprit. Rigidité. Égoïsme. Lâcheté. Indifférence.

vendredi 30 mai 2014

ALLAITEMENT ET DOULEUR



A l’heure actuelle nous avons le choix.
Le choix de nourrir notre bébé au sein ou au biberon.

Mais lorsque nous nous renseignons, nous comprenons bien vite que le lait maternel est l’aliment idéal pour notre bébé. En plus d’être nourrissant, le lait maternel apporterait également des anticorps, des enzymes … qui  le protégeraient.

Alors pourquoi le biberon existe-t’il ?
Parce que l’allaitement peut être une contrainte, voire même une souffrance.
Ce fut mon cas.

Connaissez-vous le dicton ?
« Mieux vaut un biberon donné  avec bonheur qu’un sein donné à contrecœur » ?
Je suis d’accord.
Car quand on lit des bouquins, des témoignages sur l’allaitement, on comprend que « allaiter ne devrait pas faire mal ».

Pourtant. J’ai choisi de donner le sein dans la douleur avec amour et bonheur.

Permettez-moi de vous livrer mon vécu.

Trois enfants. Trois allaitements.
Et à chaque fois, j’ai eu mal. A chaque fois ce fut une épreuve.
Non… Je ne suis pas une femme particulièrement courageuse. Ni masochiste !

Dès le début ce fut difficile… Mon bébé n’était pas très doué et moi non plus…
Elle pleurait ma chérie… Elle avait faim !
Et moi, perdue, dépassée, je ne savais comment l’apaiser…
Je rêvais de me trancher la poitrine, cette poitrine qui n’apportait pas le lait…

Heureusement, j’avais accouché dans une maternité labellisée« amie des bébés » ! 
Une équipe formidable m’épaula jour et nuit, proposant différentes techniques, m’encourageant dans mon choix.
Le lait vint enfin. Ma fille trouva sa technique. J’étais devenue une experte en positionnement.
On m’avait dit que les douleurs au sein partiraient, que ma poitrine allait s’habituer…
D’autant plus que je pratiquais un allaitement à la demande et que ma fille, certainement d’avoir connu la frustration très tôt, demandait tout le temps…
Techniquement l’allaitement se passait bien. Ma fille s’épanouissait, repue, lovée contre moi.
Mais voilà, ma poitrine ne s’habituait pas.
C’est dur de souffrir tous les jours…
Et de le cacher !
Car on en a honte… On pense, que quelque part, c’est un échec…

Une nuit, fatiguée, désespérée, je me suis posée sérieusement la question  de continuer ou non…
Quel que soit mon choix, je savais que je serais soutenue.
J’ai contemplé ma fille, si petite encore et si courageuse…
Oui, cet allaitement avait été notre victoire à toutes les deux. Je l’avais vue s’accrocher, persévérer et réussir. J’avais assistée à sa joie, à son plaisir. Elle aimait tellement ça. 

On serait tenté de penser l’allaitement comme ne concernant que la mère… 
Mais en fait, il concerne aussi l’enfant et le lien qui s'établit entre les deux.

Ce qu’en pensait ma fille d’un mois était manifeste!
Notre lien avait besoin d’en passer par l’allaitement, ces instants d’échange, de réassurance mutuelle.

Voilà pourquoi, j’ai choisi de continuer. Malgré la douleur physique. Les bénéfices étaient trop importants pour renoncer à allaiter, même dans ces conditions.
J’ai toléré la douleur, l’ai accepté et du coup, j’ai pu bien le vivre et même m’épanouir dans l’allaitement.
Et je ne l’ai pas regretté. Pour aucun de mes enfants.
Lors de l’hospitalisation de mon fils, c’est l’allaitement qui lui a permis de reprendre des forces rapidement et qui m’a permis de surmonter mon sentiment d’impuissance.

Nous avons toutes un choix à faire.
Celui ou non d’allaiter
Celui ou non de continuer quand c’est douloureux.
Quel que soit votre choix, il vous regarde.
Je vous ai donné  mon témoignage, non pas pour vous inciter à allaiter !
Juste pour dire que c’est possible.

Mon avis ?
Ecoutez-vous. Vos ressentis, mais aussi vos motivations, vos valeurs.
Prenez en compte aussi votre bébé, et le lien qui se développe entre vous.
Vous avez le droit d'essayer et de renoncer.
Ce qui compte: ne pas avoir de regret.

Illustration: Gustave Klimt "Mère à l'enfant"

lundi 26 mai 2014

LIEN MERE-ENFANT





Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

Nous avons  alors tendance à écouter les autres. On les écoute et c’est bien. Mais souvent c’est nous-même que nous n’écoutons plus.
Parce que nous entrons dans un univers jusque-là inconnu. Si ça ne se passe pas comme ils disent, alors c’est que l’on a tort, que l’on fait mal les choses…
En tant que jeunes parents, nous voulons tellement bien faire !
Toi qui deviens maman, écoute-moi : Toi et toi seul sait.
Des conseils contradictoires, tu vas en recevoir, mais c’est à toi ensuite de choisir ce que tu penses être le mieux pour ton nouveau-né.
Fais-toi confiance.
Ne laisse pas d’autres te remplir de leurs désirs, de leurs valeurs, de ce qu’ils croient, eux, meilleur pour ton bébé et toi-même.
Des difficultés, tu vas en rencontrer et c’est normal.
C’est normal. Mais tu vas apprendre.
De quoi a besoin ton bébé ?
De toi.
Lorsqu’il nait, un nouveau-né est fatigué, angoissé. Et pour la première fois, il va expérimenter la faim, les variations de température, la lumière. Il se retrouve baigné dans un monde sonore plus intense. Et ce qui le tenait recroquevillé, ton ventre, n’est plus.
A cela  peuvent se rajouter divers troubles de ses fonctions vitales, comme une digestion douloureuse.
Pour toutes ces raisons, ton bébé va pleurer.
Pleurer plus ou moins.
Et c’est normal.
Tout est nouveau. Tout est plus intense pour lui.
Sauf toi.
Tu es son univers.
En tant que maman, il va te falloir accepter ses pleurs. Accepter l’effet que ses pleurs vont susciter chez toi. Cette tension. Cette angoisse. Et ce sentiment d’urgence.
Ne te ferme pas. Accueille tout cela. Car il en sera ainsi au cours des premiers mois.
Tu as le droit de ne pas comprendre le sens de ses pleurs.
Dans l’immédiat, ce n’est pas ça qui importe.
Ce qui importe c’est d’être là pour lui.
De le prendre dans tes bras, de le porter.
Peau à peau.
De lui parler doucement.
De le bercer.
De lui permettre de téter.
C’est lui offrir une sécurité de base.
Lui faire retrouver les sensations qu’il éprouvait dans le ventre.
Observe-le.
Écoute-le.
Petit à petit, tu apprendras à distinguer les pleurs de faim, de douleur, les autres pleurs...
Beaucoup de choses font pleurer un bébé : la fatigue, l’angoisse, l’inconfort…
C’est un moyen de communication efficace.
C’est aussi une façon pour lui de se décharger d’un trop plein émotionnel.
Non, ton bébé n’est pas malheureux.
Ton bébé s’exprime.
Il en a besoin.
Et ce n’est pas parce que ton bébé pleure que tu es une mauvaise mère.
Je me souviens à la naissance de ma fille m’être inquiétée : Je devrais être comblée, folle de joie, mais non… Pas que... Je suis aussi angoissée et à fleur de peau.
A fleur de peau.
Est-ce normal ?
Oui.
On varie entre des phases d’abattement et des phases d’euphorie, d’abord à cause des changements occasionnés par l’arrivée de bébé, mais aussi du fait des hormones et de la fatigue.
Tout cela est transitoire.
Fais de ton mieux.
A ton rythme.
Si tu n’es pas seule, le papa peut t'aider.

Si tu doutes, pour t'aider, tu peux te répéter :

Je ne suis pas n’importe qui pour lui, je suis sa maman.
Il n’est pas n’importe qui pour moi, il est mon bébé.
C’est en traversant ces épreuves ensemble que vous allez consolider votre lien.
Alors, courage ! Ça en vaut la peine !



Illustration: Peintre d’origine américaine, Lilla Cabot Perry (1848 – 1933) a notamment été la voisine et l’amie de Claude Monet. Mère de trois enfants, elle a souvent représenté la maternité. Ce tableau, Mère et enfant, date de 1910.

samedi 10 mai 2014

EDUCATION POSITIVE





Ce matin, ma petite fille de trois ans m’a surprise en train de pleurer dans la salle de bain.

Ça nous arrive à tous de pleurer, n’est ce pas…

Fatigue, découragement, profond sentiment de solitude, impression d’être incomprise, transparente…
La quête d’Absolu, de Lumière peut nous amener aux doutes, avec cette impression d’avoir le cœur en miette…
Douces larmes.
Amertume.

La vie est belle. Oui.
La vie est dure aussi. 

J’étais assise par terre. Recroquevillée sur moi-même.
Combien de temps avant que cette douleur sourde ne me délaisse ?!
Quand tu donnes, tu donnes et qu’en retour, tu ne reçois rien…

Et ma fille entre sans crier gare !
Elle s’arrête net. Surprise.
- "Tu pleures maman ?"

J’essuie mes larmes à la va-vite. Bon, tu passes tes journées à leur apprendre à identifier leurs émotions, tu ne vas pas lui mentir maintenant…

-          -  "Oui, chérie. Tu sais, des fois les mamans aussi sont tristes et pleurent…
Je m’arrête là. Pas besoin d’entrer dans les détails…
La rassurer tout de même.
-         - Ne t’inquiète pas. Ce n’est pas de ta faute".

Haute comme trois pommes, elle s’approche de moi et pose ses petites mains chaudes sur mes joues humides.
-          - "Là… C’est tout…, me dit elle de sa petite voix fluette. Tu es gentille maman, tu es intelligente, tu es importante et tu es jolie !"
Je la serre contre mon cœur, bouleversée. 

Elle venait de me répéter ce que je lui apprends depuis des mois. 

Quand mes enfants sont tristes, blessés, vexés, je m’agenouille devant eux, je place leurs petites mains dans les miennes et je leur dis doucement : « Regarde-moi ! »
Une fois le contact visuel établi, je leur souris avec amour et je leur dis : " Répète après moi !
- Je suis gentil(le)
- Je suis intelligent(e)
- Je suis important(e)
- Et je suis joli(e)"

Systématiquement, ils finissent par me sourire et je vois l’apaisement dans leur regard.

Si vous avez vu le film «  la couleur des sentiments », vous devez déjà connaître cette méthode.
Intuitivement, j’avais senti que leur apprendre ce genre de pensées positives pouvait leur être bénéfique. 
Sans tomber dans l’exagération. 
Y croire. Profondément. 
Et leur transmettre cette conviction afin qu’elle devienne une force pour eux. 

Et ce matin, je viens de recevoir la plus belle  preuve que cette méthode fonctionne !

Ma fille m’a rendue ce que je lui avais donné. Tant d’amour…
Je me suis sentie apaisée.

Vivre les mains ouvertes peut être douloureux et décourageant.
Mais on finit toujours par recevoir.
Ça arrive sans crier gare !
Et c’est haut comme trois pommes...

Merci mon ange.
Ton amour illumine ma vie.

Illustration: Statue de  René Letourneur " L'aube" et Mimi la petite souris

vendredi 2 mai 2014

LES MAINS OUVERTES




Pour avoir un peu de temps pour moi, je dois me lever très tôt. 
C’est dur de sortir de son lit quand tout le monde dort encore… 
Mais j’aime ces instants de silence dans la maison. 
Je me faufile hors de la chambre, descends à la cuisine et me prépare une tasse de café chaud. J’enfile mon long gilet de laine, et pieds nus, je sors marcher dans le jardin. Les oiseaux  offrent à mes oreilles leurs chants enchanteurs. L’herbe est recouverte de rosées. Et là, seule, noyée dans les brumes légères du matin, je me questionne…  

- Sur ce qui va et ce qui ne va pas.
    - En moi.
    - Et autour de moi. 

- Sur  ce que je donne et ce que je reçois.

- Suis-je toujours sur le bon chemin ?

 - N’oublie pas l’équilibre, Ameline… Tout est une question d’équilibre.

Les choix que tu fais au quotidien, te permettent –ils d’être en accord avec toi-même ?

Parfois les réponses viennent très vite et mon cœur en sort apaisé. Je me sens alors forte pour cette journée.

Parfois, les doutes m’assaillent, et je me sens indécise. Je rentre avec mes interrogations et je sais qu’elles me suivront tout au long de ma journée. Mais je sais aussi qu’elles vont évoluer et qu’à un moment donné, je trouverais les réponses. 

Alors je me répète mon vieil adage. 
Je l’ai découvert il y a plusieurs années, en visitant l’abbaye de Valloires.
Je me le répète pour me donner de la force.
Parce que j’y adhère entièrement.

« Il faut vivre les mains ouvertes afin de mourir les mains pleines. »

Phrase de Thérèse Papillon.
Une femme d’exception!

Illustration: fresque de Jean-Michel Folon, Chapelle des pénitents blancs à Saint Paul de Vence.

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