'ELARGIR SA BIENVEILLANCE

RALENTIS RESPIRE TOLÈRE EN TOI ACCUEILLE APPRENDS

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN

Je discutais donc. De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien

ETRE MERE

Je sais que parfois, il est difficile de se vivre comme une mère. De remplir volontiers ses fonctions maternantes, d'écoute, de soutien, d'accompagnement... Je sais.

LIEN MERE-ENFANT

Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

ASSEZ!

Intolérance. Critiques déguisées. Jugements gratuits. Injures et véhémences. Fermeture d’esprit. Rigidité. Égoïsme. Lâcheté. Indifférence.

samedi 22 mars 2014

PLENITUDE ET INSTANT




Je me souviens … 
De cet instant de plénitude magique, pendant lequel tout était là.
De cet instant d’infinie douceur où le temps a suspendu son cours. Pour moi.

Permettez que je vous y emmène…

Imaginez une île, perdue dans l’Océan Indien.
Vous êtes à Mayotte, la sauvage, l’africaine.
Imaginez un lagon.
Vous êtes sur un bateau de plongée.
C’est le matin. Il fait chaud, mais une douce brise vous rafraîchit.
Imaginez cette mer d’huile… Ce bleu infini… Océan et ciel se confondent.
Vous êtes seule.
Ou tout comme. Le chauffeur, un mahorais taciturne reste à son poste et diffuse du Christophe Maé en boucle. Vous n’aimez pas cette musique. Pas du tout.
Tout le monde est sous l’eau. Mari, père, amis… Mais pas vous.
Parce que vous êtes enceinte. 7 mois de grossesse, ça se voit bien. Votre ventre est bien rond.
Frustration. Vous adorez plonger.
Agacement aussi. Cette musique !
L’instant n’est pas parfait. Donc.
Imaginez encore !
Vos jambes sont dans l’eau. L’eau est chaude… Penchez votre tête. Une vie grouille dessous. Vous apercevez une multitude de poissons colorés, argentés.
Vous redressez la tête et votre regard plonge dans l’horizon.  Longtemps. Très longtemps. ..
L’océan vous berce. Doux va et vient…
Vous pensez…
Ces maudites nausées sont loin maintenant. Soulagement. Gratitude.
Votre bébé bouge et va bientôt arriver. Paix. Amour.
Vous êtes bien ici.
Vous ne faîtes rien d’autres que ça. Admirer la mer et le ciel. Sans rien autour.
La main sur votre ventre.
Assise à l’arrière d’un bateau de plongée.
Les jambes dans l’eau.
Longtemps...

Alors vous « imprimez ».
(Je fais ça depuis que je suis toute petite.)
Les instants de plénitude. Je les imprime dans mon cerveau.
Pour cela, il faut totalement s’ouvrir à l’instant.
Observer chaque détail de ce qui se présente à nous. Lentement.
Ecouter les bruits qui accompagnent. Clapotis des vagues… Musique…
Respirer lentement. Sentir l’air chaud chargé d’embruns marins…
Toucher. Ventre rond… Paréo soyeux… Assise métallique… Eau chaude…
Sens après sens. Vous vous y attardez… Puis, tous ensemble. Et ce que cela vous procure.
Votre état d’esprit, vos émotions vont alors s’enrouler autour.
C’est la création d’un point d’ancrage heureux.
Pour le consolider, j’aime me répéter plusieurs fois «  souviens-toi… Souviens-toi de ce moment. »

Voilà où se trouve l’éternité.
Dans l’instant et uniquement.

A nous ensuite de savoir les saisir et les apprécier.
Car par la suite, quand vous en ressentirez le besoin, parce que votre quotidien est trop stressant par exemple, vous pourrez y retourner dans cet instant, retrouver cette plénitude… Et vous y ressourcer.

C’est fou, n’est ce pas, le pouvoir de l’esprit ?

jeudi 20 mars 2014

GROSSESSE ET METAMORPHOSE





                              Car au début, fut... L'Amour!



 

Après ces premiers mois difficiles,( vraiment difficiles !) mon deuxième trimestre de grossesse fut un vrai régal !
Connaître le soulagement après toutes ces semaines de souffrances physiques et psychiques !...
René Leriche, a dit «  la santé, c’est la vie dans le silence des organes » et c’est vrai.
Quand votre corps ne vous hurle plus que ça ne va pas, quand enfin, votre vie peut se tourner vers  autre chose…

Alors, c’est juste magique.

Votre ventre grossit. Votre bébé bouge et vous commencez à le sentir.
Vous vous épanouissez, telle une fleur ouvrant ses pétales.
Enceinte, je me sentais pleine d’énergie, vivante, souriante.
Je percevais le monde extérieur au travers d’un prisme coloré. Je flottais complètement.
Shootée aux hormones, j’évoluais dans mon quotidien dans une bulle de douceur.
Au travail, on s’étonnait «  Mais comment peux-tu continuer à entendre toutes ces horreurs dans ton état ?! »  
Ma grossesse ne me fragilisait pas, au contraire ! Elle me protégeait.
Et consécutivement, les gens me rendaient sourires, attentions et affections. On me faisait des cadeaux sans raison, on m’aidait sans que je demande quoi que ce soit, on s’émouvait à la vue de mon ventre… 

Alors, oui. La grossesse est un changement, une métamorphose  chargée de souffrances, de peurs, de tristesse, mais aussi de bien être, de sérénité et de joies.

C’est une révolution en marche. La grossesse nous prépare à la fonction parentale. Il y a eu un avant. Il y aura un après. Pendant neuf mois nous sommes dans un entre deux, une espèce d’antichambre… 
Et on sent bien que ce qui va advenir va tout bouleverser. Souvent, ce sont dans ces moments-là que nous avons le désir de nous rapprocher de notre mère… Car une question nous taraude…

Quelle mère allons-nous être ?

samedi 8 mars 2014

JOURNEE DE LA FEMME




Une question de survie ?

Il est temps, je pense de vous parler un peu plus de mon métier.
Ce blog s’intitule "maman et psy", et même si l’aspect "psy" est un peu mis de côté en ce moment dans ma vie, il n’est jamais bien loin.

Je suis psychologue et avant que je ne choisisse d’élever pour un temps, moi-même mes enfants,  je travaillais avec les enfants victimes et leur famille.
-Pas facile, réagissait on
Non. Pas facile. 

Laissez-moi aborder les motivations de ce choix.

Il y a dix ans, jeune étudiante, je cherchais désespérément un stage. J’avais envoyé des courriers partout, mais n’étant qu’en troisième année de psychologie, dans une faculté clairement psychanalytique, j’avais peu d’arguments à avancer, et mes recherches n’aboutissaient pas.

Je commençai à désespérer quand je reçus l’appel d’un psychologue pour un entretien. Il travaillait au service d’addictologie d’un grand hôpital parisien. Dans ce cadre hospitalier, je fus reçue par un homme d’un certain âge, courtois, très cultivé et assez autoritaire. Il m’expliqua son travail, m’apprit que par ailleurs, il donnait des cours à la fac et avait également un cabinet. Il me parla de Freud, Lacan, m’indiqua des sites internet intéressants traitant de l’addictologie sous l’angle psychanalytique. Je n’en revenais pas de l’opportunité fabuleuse qui s’offrait à moi. J’allais pouvoir assister aux consultations à l’hôpital, faire passer des tests aux patients. Et cerise sur le gâteau, aux côtés d’un professionnel brillant, possédant un grand savoir théorique, qu’il semblait tout disposé à partager.  Ce premier entretien fut encourageant. Nous nous entendîmes bien. Il me téléphona quelques jours plus tard au sujet de la convention de stage. Il me demanda de la lui déposer à son cabinet.

Dix ans après, je me souviens encore très bien de cette journée. Il faisait beau. Je portais du rose et mes cheveux longs sur les épaules. Je pense que j’irradiais de bonheur. Je vivais depuis quelques mois une passion amoureuse avec l’homme qui allait devenir mon mari. Bref, j’étais dans de très bonnes dispositions en arrivant au cabinet du professeur. Première surprise, je découvrais en entrant que son cabinet se trouvait être chez lui. Bon. Un peu mal à l’aise, j’attendis dans sa salle d’attente. J’étais seule. Il n’y avait pas un bruit. Il sortit de son bureau dix minutes plus tard, et m’invita à y entrer. Nerveuse, je lui montrai d’emblée ma convention de stage et lui indiquai l’emplacement réservé à sa signature. Mais il ne semblait pas pressé. Il commença à me parler « art ». Pourquoi pas… Le téléphone sonna. En quittant la pièce pour répondre, il me lança «  vous pouvez vous allonger si vous voulez. » Quoi ?! Sur le divan ? Mais je n’étais pas une de ses patientes ! J’examinais la pièce, de plus en plus mal à l’aise. Il y avait un petit divan dans un coin et un fauteuil dans un autre. Une photographie de Freud. Et accrochés aux murs, plusieurs tableaux de couleur vive. Ce qui me frappa, c’est que tous les murs étaient recouverts de tableaux et on les avait accrochés très bas. L’atmosphère était étouffante et je me souviens avoir hésité à partir. Mon futur maître de stage revint. Il s’installa à son fauteuil et me fit prendre place sur le siège en face. Après quelques commentaires sur ses toiles qu’il collectionnait, il sortit son stylo pour signer ma convention de stage. Mais tout à coup, il redressa la tête et me dévisagea. « Vous aimez séduire, n’est-ce pas ? » J’ai sursauté. Etait-ce une question piège ? Une question destinée à me choquer ? Et je l’étais, choquée !

-Comme tout le monde, je pense. C’est tout ce que j’ai trouvé à répondre, gagnée par l’embarras. Et la peur.

« -Vous êtes séduisante, très séduisante. »

Je me suis liquéfiée sur place. Tout de suite je pensais « qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Ce sont mes cheveux ? »

Là-dessus, il me fit me lever en me prenant le bras et ordonna d’une voix forte «  embrassez-moi ! »

J’étais tétanisée. Sous le choc. Dans l’incapacité de réagir. Bien sûr, il en profita pour me serrer contre lui. Je l’ai regardé, il était transpirant, rouge, les yeux fous. J’ai reculé et protesté : «  non ! ».

Dans ma tête, un clignotant s’était allumé Alerte ! Danger !

J’étais dans une pièce fermée, dans un appartement privé. L’homme était costaud, incontrôlable et surtout entre la porte et moi… Je me suis sentie comme une biche aux abois. Le cœur tambourinant à s‘en faire mal. S’il employait la force, je n’étais pas certaine de m’en sortir. Je voulais tellement sortir !

En fin de compte, ce n’est pas la force qu’il utilisa. Mais le chantage. Il me montra la pile de CV qu’il avait sur son  étagère. Il trouverait sans problème quelqu’un d’autre….

Je lui répondis que j’étais navrée qu’il le prenne ainsi.

Il me fit alors clairement  comprendre que sans lui, je ne pourrais pas valider mon année universitaire.

J’ai acquiescé tout en me dirigeant lentement vers la porte. Je me souviens comme le temps m’a paru long jusqu’à l’atteindre. Une fois la main posée sur la poignée, je suis sortie précipitamment et ai couru jusqu’à l’ascenseur. Il ne m’a pas suivi. Dans l’ascenseur j’essayais de téléphoner à mon ami mais bien sûr, ça ne captait pas… Une fois dehors, j’ai couru jusqu’au métro, en larmes. Je voulais quitter le quartier au plus vite. J’ai pris n’importe quel métro et suis descendu à n’importe quelle station. Là, je me suis effondrée. Une vraie crise de larmes. Impossible de me calmer. Je tremblais. Je voulais que personne ne me parle, ne me touche. Je voulais retrouver une bulle de sécurité. C’est dans des bras aimants que j’ai pu relâcher la tension. M’apaiser. Ensuite vint la colère ! Ce chantage immonde…  Et effectivement, je me retrouvais sans stage, donc en danger de redoublement. Mais je ne voulais pas que cet individu gagne sur ce point-là. J’ai téléphoné(, plus le temps d’envoyer des CV)à droite, à gauche, des heures durant, jusqu’à tomber sur une jeune psychologue qui normalement ne prenait pas de stagiaire, mais qui, devant mon insistance, accepta de me recevoir. D’emblée mise en confiance, je lui racontais ma mésaventure et elle « m’embaucha ». C’est ainsi que je me retrouvais stagiaire dans un foyer de L’aide Sociale à l’Enfance. Je rencontrai ces enfants victimes, moi-même fragilisée. Leur problématique trouva écho en moi. Ce fut un déclic. J’avais trouvé ma spécialité.

Rétrospectivement, je sais bien que dans mon malheur, j’avais eu de la chance. J’en étais sortie indemne.
Enfin, indemne… Pas tant que ça...
J’eus quelques symptômes post traumatiques.
Mais surtout, je venais d’apprendre ce à quoi ma condition de femme pouvait m’exposer. Même dans notre société dîtes civilisée... 
Une biche aux abois. Voilà ce que j’ai été.
Ce que nous sommes toutes face à la perversité.
Comment l’accepter ?

Illustration: Biche - © 2003 - CHATROUX André

jeudi 6 mars 2014

GROSSESSE ET NAUSEES

                                        

Troisième grossesse. Je passais le cap des six semaines avec appréhension, mais une fois la « fameuse semaine fatidique » derrière moi, je m’apaisais. J’allais enfin poursuivre ma grossesse !

Au fond de moi, je sentais grandir une grande joie. J’étais même confiante au point de ne pas attendre les fameux trois mois de grossesse, pour l’annoncer à mon entourage. J’étais motivée, prête à entrer dans cette « magnifique aventure » qu’est la grossesse. 
Mais très vite vinrent ces fameux symptômes, dits sympathiques. La fatigue. Oui.
Mais surtout, les nausées.
Pour certaines, les nausées restent supportables, ou même sont inexistantes. Je n’ai pas eu cette chance. A ce jour, après trois grossesses, trois  trimestres  de nausées, je le dis en toute franchise : je n’ai rien connu de pire. 
Pas même l’accouchement.
L’accouchement, pour moi, ce fut une douleur extrême, avec cette sensation d’être littéralement déchirée de l’intérieur. Une douleur qui déferle et submerge notre corps, notre tête. Mais c’est une douleur par vague… Elle varie et surtout, il existe un soulagement : la naissance de notre enfant. Et entretemps, le corps médical peut nous aider, grâce à la péridurale !
Alors que les nausées… En tout cas, celles que j’ai, moi, vécues…
Pendant trois mois entiers, douze semaines, voire plus, je me levais le matin avec des hauts le cœur et vomissait plusieurs fois dans la journée. La nausée, je l’avais en continu. Et avec une intensité élevée, en fonction des odeurs environnantes et de mon état de fatigue. 

Qu’est ce qui me soulageait ? 
Rien. 

J’ai tenté de lutter contre. Lors de ma première grossesse.
Qu’est ce que j’ai essayé ?
-          -La fameuse biscotte au lit avant de me lever
-         - Les aliments acides comme les agrumes, ou le gingembre
-        -  L’homéopathie
-         - Les médicaments
-         - L’acupuncture
-          -Le psy
Rien n’a marché.
C’est terrible de s’entendre dire par votre gynécologue, par votre mère, vos amis que c’est dans votre tête !...  «  Ce n’est pas normal, vous devez trop stresser », « Arrête de stresser et ça ira mieux. » «  Ce sont tes angoisses qui te font somatiser »…
Mais bien sûr… En gros, j’étais seule responsable de mon état. C’était de ma faute. 

Non. Ce n’était pas de ma faute. 
Et ce n’est pas non plus de la vôtre. 
Et je vais vous faire gagner du temps et de l’énergie : ne cherchez pas le pourquoi.
C’est une épreuve à traverser. Terrible, c’est vrai. Mais elle a une fin. Et une fin plutôt heureuse. Concentrez-vous sur un objectif : vous distraire et vivre un jour à la fois, avec humilité. 
Votre corps vous crie qu’il souffre ! A vous de lui imposer l’idée que cette souffrance est utile. 
Tout vous dégoûte ? Et bien oui, votre instinct de protection est en branle. Votre embryon est fragile, votre corps cherche à le protéger. 
Oui, mais là c’est trop ! C’est vrai, c’est trop et personne ne peut le comprendre à moins de l’avoir vécu. 
Courage !
Surtout ne luttez pas contre. Je l’ai fait et mes nausées m’ont submergées : je passais mes journées seule chez moi à vomir et à dormir, complètement déprimée. Je pleurais de colère et de tristesse, parce que j’avais l’impression que ma grossesse était gâchée. 
J’en voulais à mon corps de ne pas être comme celui des autres femmes. 
J’en voulais au corps médical de ne pas s’être penché sur ce symptôme et de laisser les femmes enceintes dans la souffrance.
J’en voulais à mon bébé d’exister dans mon ventre et de me faire si mal. 
J’en voulais à mon mari de devenir comme moi parent, sans avoir à subir cette terrible épreuve. 
Et je m’en voulais à moi-même de ne pas réussir à maitriser la situation, à améliorer mon état, à être continuellement dans la plainte. 

En fait, il n’y a rien à faire. Juste à l’accepter. C’est ce que j’ai fait lors de mes grossesses suivantes, avec tout de même la certitude, parce que je l’avais vécu une première fois (ça aide), que mes nausées s’estomperaient au cours du deuxième trimestre. 
J’ai continué à vivre dans mon quotidien, à fréquenter mon entourage, à aller au travail, à partir en vacances, à sortir. Tout était différent, car tout était vécu dans la souffrance, dans le dégoût, mais le fait de l’accepter m’a aidée à mieux le vivre. J’ai pris ma douleur avec moi comme un boulet qu’on traîne, qui vous ralentit mais, qui ne vous enchaîne plus et j’ai continué ma route. 

Prenez autours de vous ce qui peut vous faire du bien : lire des romans palpitants, écouter de la musique, ou au contraire le silence, voir vos amies, manger, dormir, respirer l’air de la nature. Ouvrez vos fenêtres, aérez vos pièces, faîtes le ménage.
Mastiquer, peut apaiser. Alors allez-y : pain, pâtes, riz, graines de tournesol. Sans gras, ni épices.
Vomir peut soulager sur le moment. Préparez-vous y, au calme, dans un endroit propre, avec de l’eau à portée de main.
Pour ma troisième grossesse, j’ai même eu une hypersalivation. Je passais mon temps un mouchoir, un carré de serviette à la main, que je mettais à ma bouche pour retirer l’excès. Je ne supportais pas l’idée de cracher. Je devais du coup boire énormément. 

Ces épreuves ont été très dures, mais elles m’ont aussi beaucoup appris sur moi-même. J’ai appris que je possédais des ressources intérieures. J’en suis sortie plus forte. J’ai appris aussi qu’on ne peut pas trop exiger des autres. Chacun fait de son mieux.
En tout cas, c’en était fini de l’image idéale de la femme enceinte épanouie ! La grossesse est une transformation totale qui ne se fait pas que dans la joie et le bonheur. Elle se fait aussi dans la douleur et l’imprévu. Ce fut une sacrée leçon de vie.


Illustration: Léonard de Vinci. Étude anatomique de l'embryon humain. (Licence Commons)
                                                       

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