'ELARGIR SA BIENVEILLANCE

RALENTIS RESPIRE TOLÈRE EN TOI ACCUEILLE APPRENDS

NOTRE VERRE A MOITIE PLEIN

Je discutais donc. De notre façon de voir le monde, et à quel point notre filtre de perception pouvait influencer notre quotidien

ETRE MERE

Je sais que parfois, il est difficile de se vivre comme une mère. De remplir volontiers ses fonctions maternantes, d'écoute, de soutien, d'accompagnement... Je sais.

LIEN MERE-ENFANT

Lorsque l’on devient mère pour la première fois, nous sommes si fragiles, si pleines d’illusions et d’ignorance...

ASSEZ!

Intolérance. Critiques déguisées. Jugements gratuits. Injures et véhémences. Fermeture d’esprit. Rigidité. Égoïsme. Lâcheté. Indifférence.

vendredi 27 décembre 2013

FAUSSE COUCHE 1/




C’est un sujet très vaste… Et très sensible aussi.
Ce que je pensais à l’époque :
« Ça n’arrive qu’aux autres »
Oui, c’est vrai. Je l’avoue. Je croyais être à l’abri, car j’étais  jeune, en pleine santé et « intouchable » bien-sûr. Et bien, toutes les femmes sont concernées par le sujet.
« C’est quand même rare »                 
Deuxième erreur de ma part. Vite rectifiée par les professionnels. La fausse couche toucherait une femme sur cinq. Sauf, que personne ne nous en parle pas... Ni l’entourage, ni les professionnels. A moins bien-sûr d’en faire une… Mais pour amortir le choc, ne faudrait-il pas, à minima, nous informer ?…
Et puis, il y a ce que l’on vous dit et que vous ne pouvez absolument pas entendre :
« C’est une bonne nouvelle ! Ça veut dire que vous pouvez avoir des enfants »
Non. Ce n’est pas une bonne nouvelle. Parce que faire une fausse couche :

C’est un choc. D’autant plus intense, que l’on ne s’y attend pas. Je venais d’apprendre ma grossesse, grâce au test d’urine, confirmé par le test de sang (taux de Béta HCG dans le sang). Nous étions heureux, à échafauder déjà pleins de projets pour notre bébé.  Je me revois encore en train de contempler mon ventre à l’affut du moindre petit renflement qui m’indiquerait sa présence. Je le caressais déjà et roucoulais des mots d’amour.
Et puis vint la douleur. Et le sang. Parce que faire une fausse couche et bien, oui, c’est douloureux. D’autant plus, que l’on n’ose rien prendre pour soulager la douleur de peur de le perdre. Car on a beau saigner brun, puis vif, on y croit encore. On pense que le bébé va s’en sortir. Je me souviens avec mon mari m’être retrouvée aux urgences de la maternité, morte d’inquiétude, ne voulant pas l’accepter, et  l’interne en train de m’examiner. Ma première échographie pelvienne. Je me souviens de  son regard désolé et sa prudence «  je ne peux rien voir, il y a trop de sang… Je ne peux pas vous dire ce qu’il en est… Il faut attendre et refaire une prise de sang dans les 48 h, voir si le taux de Béta HCG a diminué ou non. »
Je m’y suis accrochée comme une acharnée à ce minuscule bout d’espoir. Elle n’a rien pu voir… Attendre… Et souffrir en silence. Parce que faire une fausse couche, c’est une perte. Tu perds du sang, tu perds des hormones Béta HCG… Tu perds ton bébé.
Je me suis recroquevillée sur moi-même. Profondément blessée. Et très seule. Autour de moi, on minimisait ce que je vivais comme un drame. La preuve : Encore aujourd’hui, je prends conscience qu’il m’est difficile d’écrire sur le sujet. Voilà plusieurs jours, que je tergiverse, que je trouve des prétextes pour ne pas m’y coller…Pourquoi ?
Et bien, il faut croire que la douleur reste, malgré tout. Et restera. 

Petit Rappel


Chaque sujet abordé dans ce blog, n’est traité qu’en fonction de ma petite expérience perso. Il ne s’agit encore une fois que d’un seul point de vue. Le mien. Qui, je l’espère, pourra vous aider. Ou tout au moins, trouvera écho en vous.

Illustration : Hôpital Henry Ford, Frida Kahlo, 1932 . Ce tableau, terrible ,évoque la fausse couche de Frida à Détroit.

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